{"id":634,"date":"2021-12-13T22:33:57","date_gmt":"2021-12-13T20:33:57","guid":{"rendered":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/?p=634"},"modified":"2021-12-15T23:07:19","modified_gmt":"2021-12-15T21:07:19","slug":"traitement-des-troubles-neuro-fonctionnels","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/?p=634","title":{"rendered":"TRAITEMENT DES TROUBLES NEURO-FONCTIONNELS"},"content":{"rendered":"<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-639\" src=\"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/hugues-277x300.jpg\" alt=\"\" width=\"277\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/hugues-277x300.jpg 277w, http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/hugues.jpg 333w\" sizes=\"auto, (max-width: 277px) 100vw, 277px\" \/><\/p>\n<p>par Me\u0301decine orthope\u0301dique et neuro-fonctionnelle<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><strong>Dr Hugues JAQUET MD, PhD<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Extrait du rapport de l\u2019e\u0301tude des Services Hospices Civil de Lyon Ho\u0302pital Pierre Wertheimer<br \/>\nDe\u0301partement du service de psychiatrie adulte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un trouble neurologique fonctionnel ? <\/strong><\/p>\n<p>Les troubles neurologiques fonctionnels sont des sympto\u0302mes qui affectent la motricite\u0301 volontaire, les fonctions sensitives ou sensorielles, (troubles a\u0300 symptomatologie somatique et apparente\u0301s dans le DSM-5)<\/p>\n<p>La <strong>pre\u0301valence <\/strong>est de 5 patients pour 10 000 habitants. Les TNF correspondraient a\u0300 1 a\u0300 4 % des diagnostics retenus a\u0300 l\u2019ho\u0302pital ge\u0301ne\u0301ral. Dans les services de neurologie, jusqu\u2019a\u0300 30 % des patients en souffrent. Entre 60 et 75 % des patients sont des femmes. Ces troubles se situent a\u0300 la frontie\u0300re entre la neurologie et la psychiatrie car il s\u2019agit d\u2019uneanomalie de fonctionnement du syste\u0300me nerveux central caracte\u0301rise\u0301e par une alte\u0301ration de transmission de l\u2019information entre les re\u0301gions ce\u0301re\u0301brales implique\u0301es dans la re\u0301gulation e\u0301motionnelle et la repre\u0301sentation de soi d\u2019une part et le syste\u0300me moteur et sensitif d\u2019autre part. Les origines de la maladie sont multifactorielles (facteurs de risques psychiatriques et neurologiques).<\/p>\n<p><strong>Quels sont les sympto<\/strong><strong>\u0302<\/strong><strong>mes d&rsquo;un TNF ?<br \/>\nL\u2019absence de le\u0301sion neurologique est une bonne nouvelle <\/strong>car les sympto\u0302mes du trouble neurologique fonctionnel (TNF) sont curables. Le pronostic est ne\u0301anmoins corre\u0301le\u0301 a\u0300 la capacite\u0301 du patient a\u0300 s\u2019adapter. En effet, il arrive que <strong>certains facteurs <\/strong>surviennent apre\u0300s le de\u0301but de la maladie et <strong>entravent le re\u0301tablissement <\/strong>comme la multiplication des examens me\u0301dicaux, le refus du diagnostic, les troubles de\u0301pressifs ou anxieux, les dysfonctionnements familiaux, etc. Ces facteurs que l\u2019on appelle \u00ab perpe\u0301tuants \u00bb <strong>contribuent a\u0300 inscrire les troubles neurologiques fonctionnels (TNF) dans la dure\u0301e.<br \/>\n<\/strong>Les troubles neurologiques fonctionnels (TNF) constituent une <strong>ve\u0301ritable maladie <\/strong>et les <strong>sympto<\/strong><strong>\u0302<\/strong><strong>mes ne sont pas consciemment provoque\u0301s<\/strong>. Il existe une <strong>anomalie dans la fac<\/strong><strong>\u0327<\/strong><strong>on dont le cerveau envoie les messages au corps. <\/strong>Ils peuvent mimer un grand nombre de<strong>troubles neurologiques le\u0301sionnels<\/strong>. Ils sont caracte\u0301rise\u0301s par plusieurs phe\u0301notypes qui peuvent s\u2019associer :<br \/>\nles de\u0301ficits moteurs et sensitifs,<br \/>\nles mouvements anormaux,<br \/>\nles crises non-e\u0301pileptiques psychoge\u0300nes (CNEP),<br \/>\nles troubles du langage<br \/>\nles troubles de la de\u0301glutition,<br \/>\netc.<\/p>\n<p>En paralle\u0300le, on retrouve fre\u0301quemment un <strong>syndrome douloureux, une fatigabilite\u0301 et des troubles de l\u2019attention et de la concentration<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Comment diagnostique-t-on un TNF ?<br \/>\nLe syste\u0300me nerveux ne fonctionne pas correctement. <\/strong>En effet, les imageries ce\u0301re\u0301brales fonctionnelles re\u0301alise\u0301es dans le cadre de la recherche ont permis de montrer des <strong>anomalies dans la transmission de l\u2019information entre diffe\u0301rentes re\u0301gions ce\u0301re\u0301brales alors me\u0302me qu\u2019il n\u2019y a aucune le\u0301sion de celui-ci<\/strong>.<br \/>\nLes examens comple\u0301mentaires sont parfois ne\u0301cessaires pour e\u0301liminer une pathologie neurologique grave mais ne doivent pas e\u0302tre syste\u0301matiques et il est essentiel de ne pas les multiplier. En effet, les patients ayant des troubles fonctionnels n&rsquo;ont pas de dommage du syste\u0300me nerveux, et les imageries telles que l\u2019IRM ou le scanner sont donc bien normales et peu utiles.<br \/>\nIl est important de noter que le <strong>retard au diagnostic est de 7 ans en moyenne <\/strong>mais lorsque le diagnostic est retenu, il est rarement errone\u0301 (4 % des cas a\u0300 5 ans). <strong>Le diagnostic base\u0301 sur l\u2019examen clinique<\/strong>, autrefois difficile, <strong>est de plus en plus recommande\u0301<\/strong>. Il est base\u0301 sur l\u2019histoire du patient, la pre\u0301sence de sympto\u0302mes positifs cliniques et e\u0301lectro-physiologiques. Le diagnostic clinique permet alors d\u2019e\u0301viter l\u2019errance diagnostique et la chronicisation du trouble.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les traitements ?<br \/>\nLa consultation d\u2019annonce est primordiale et fait partie en elle-me\u0302me du traitement. <\/strong>Elle va de\u0301terminer la compre\u0301hension et l\u2019acceptation du diagnostic par le patient, ainsi que son adhe\u0301sion a\u0300 la strate\u0301gie the\u0301rapeutique.<br \/>\n<strong>Des interventions de psychoe\u0301ducation <\/strong>pourront faire suite a\u0300 l\u2019annonce du diagnostic afin d\u2019aider le patient a\u0300 mieux comprendre les sympto\u0302mes, leurs de\u0301clencheurs et leurs pre\u0301curseurs et afin de l\u2019aider a\u0300 combattre les facteurs perpe\u0301tuants.<br \/>\nLe socle de la prise en charge des troubles neurologiques fonctionnels (TNF) repose sur la multidisciplinarite\u0301, avec une collaboration e\u0301troite entre les diffe\u0301rents acteurs : neurologues, psychiatres, re\u0301e\u0301ducateurs.<br \/>\nIl n\u2019y a <strong>pas de traitement pharmacologique spe\u0301cifique efficace <\/strong>pour les troubles<\/p>\n<p>neurologiques fonctionnels (TNF). Le <strong>traitement <\/strong>de re\u0301fe\u0301rence<br \/>\nfois <strong>psychothe\u0301rapeutique <\/strong>(the\u0301rapies cognitives et comportementales, Eye Desensitization and Reprocessing, hypnose, etc.) et<strong>physique <\/strong>(programmes de kine\u0301sithe\u0301rapie, orthophonie, psychomotricite\u0301).<\/p>\n<p>*** <strong>Cas Clinique de Mme AC.H<\/strong>. ne\u0301e en 1953<\/p>\n<p><strong>Anamne\u0300se <\/strong>:<br \/>\nNov. 2019 : Chute dans un escalier exte\u0301rieur. Choc facial sur route goudronne\u0301e. traumatisme de la le\u0300vre supe\u0301rieure avec incisive supe\u0301rieure casse\u0301e.<br \/>\nBlessures aux 2 genoux.<\/p>\n<p>Fin mars 2020 (soit 4 mois plus tard):<br \/>\nDe\u0301but des insomnies et transpirations nocturnes abondantes.<\/p>\n<p>est a\u0300 la Movement<\/p>\n<p>Asthe\u0301nies matinales.<br \/>\nDe\u0301gradation progressive de l\u2019e\u0301tat ge\u0301ne\u0301ral. Re\u0301veils nocturnes inhabituels.<br \/>\nJuin 2020 :<br \/>\nConsultation gyne\u0301cologique sans particularite\u0301.<\/p>\n<p>&#8211; Temesta pour le sommeil.<\/p>\n<p>Juillet 2020 :<br \/>\nPoursuite de la de\u0301gradation de l\u2019e\u0301tat ge\u0301ne\u0301ral. Nuit perturbe\u0301e et grande fatigue au re\u0301veil<\/p>\n<p>&#8211; Tritico.<br \/>\nRV au CHUV, service psychiatrie pour e\u0301tat de\u0301prime\u0301 et fatigue importante.<\/p>\n<p>Pas de de\u0301cision the\u0301rapeutique.<\/p>\n<p>Mi-juillet :<br \/>\nAppel des urgences. Hospitalisation 2 jours.<\/p>\n<p>&#8211; Reprise du Temesta<br \/>\nSe\u0301jour a\u0300 l\u2019ho\u0302pital de Nant (ho\u0302pital psychiatrique)<\/p>\n<p>&#8211; Prise d\u2019Escitalopram<\/p>\n<p>Aou\u0302t (de\u0301but) :<br \/>\nFin des transpirations, (sans traitement particulier).<br \/>\nDe\u0301but des tremblements de la jambe droite.<br \/>\nPuis plus tard un peu dans la jambe gauche.<br \/>\nDe\u0301but des tremblements de\u0300s le re\u0301veil dans le lit jusqu\u2019au coucher, fluctuants par moments, particulie\u0300rement en marchant.<\/p>\n<p>&#8211; Sertraline<br \/>\n&#8211; Distraneurin.<\/p>\n<p>Aou\u0302t et septembre :<br \/>\nThe\u0301rapie de 6 semaines a\u0300 la fondation de Nant (Montreux).<br \/>\nTremblements continuels avec pe\u0301riodes d\u2019accalmies, suite a\u0300 d\u2019autres me\u0301dicaments :<\/p>\n<p>&#8211; \u00a0Escitalopram<\/p>\n<p>&#8211; \u00a0Brintelix sans re\u0301sultat notoire<\/p>\n<p>&#8211; \u00a0Temesta<\/p>\n<p>Octobre 2020 : The\u0301rapie consultation psychiatrique.<\/p>\n<p>Mi-de\u0301cembre 2020 :<br \/>\nAtteinte du Covid, avec diarrhe\u0301es, mal de te\u0302te, perte du gou\u0302t et de l\u2019odorat.<\/p>\n<p>&#8211; Inderal &#8211; Jarsin<\/p>\n<p>Janvier 2021 : De\u0301but de spasmes au ventre, tre\u0300s importants pendant les repas, en plus des tremblements de la jambe droite<\/p>\n<p>&#8211; Inderal (antihypertenseur) : Pas d\u2019effet.<\/p>\n<p>&#8211; Lexotanil Fe\u0301vrier 2021 :<\/p>\n<p>&#8211; Lyrica (douleurs neuropathiques pe\u0301riphe\u0301riques et centrales) Mars : Contro\u0302le neurologique<\/p>\n<p>&#8211; Lexotanil (e\u0301tats anxieux, insomnies) Mai :<\/p>\n<p>&#8211; Escitalopram Fin juin 2021 :<\/p>\n<p>De\u0301but du traitement par me\u0301decine orthope\u0301dique et neuro-fonctionnelle.<\/p>\n<p>Octobre :<br \/>\n&#8211; Que\u0301tiapine<\/p>\n<p>&#8211; Escitalopram &#8211; Demetrin<\/p>\n<p><strong>***<br \/>\nPrise en charge en \u00ab me\u0301decine orthope\u0301dique et neuro-fonctionnelle \u00bb. <\/strong><\/p>\n<p>Techniques manuelles uniquement.<\/p>\n<p><strong>Fin juin 2021 <\/strong><\/p>\n<p>La clinique :<br \/>\nMme AC.H. pre\u0301sente des spasmes importants aux 2 membres infe\u0301rieurs (surtout a\u0300 droite), au membre supe\u0301rieur gauche (main), au ventre, zone gastrique et pe\u0301ri-ombilicale mal de\u0301finie, des douleurs vives a\u0300 la face co\u0302te\u0301 droit. Sommeil perturbe\u0301, anxieuse, paroles saccade\u0301es, e\u0301tat de\u0301prime\u0301, tremblements ge\u0301ne\u0301ralise\u0301s, sans tre\u0302ve.<br \/>\nPerte de poids de 11 kg en moins d\u2019un an, soit 49 kg pour 1m68.<br \/>\nE\u0301tat ge\u0301ne\u0301ral affecte\u0301.<br \/>\nMe\u0301dications sans effet notoire.<\/p>\n<p>A\u0300 l\u2019examen, selon la me\u0301thode de me\u0301decine orthope\u0301dique et neuro-fonctionnelle :<br \/>\nAu niveau cra\u0302nien, je note un Whiplash occipital important, un rythme tissulaire court et peu existant, saccade\u0301.<br \/>\nMalaire droit haut, poste\u0301rieur avec apophyse zygomatique poste\u0301rieure haute.<br \/>\nAiles sphe\u0301noi\u0308dales difficiles a\u0300 analyser du fait des spasmes cra\u0302niens.<br \/>\nColonne cervicale avec rectitude. La suite verte\u0301brale spasme\u0301e, rigide, entrecoupe\u0301e de courte pe\u0301riode de calme en position couche\u0301e, sans pouvoir noter de rela\u0302chement musculaire. Membres infe\u0301rieurs ne peuvent e\u0302tre correctement analyse\u0301s.<br \/>\nLe patient geint, souffle court, sans douleurs pre\u0301cises mais apparemment e\u0301puise\u0301 par les saccades neuro-musculaires. La position couche\u0301e durant la se\u0301ance, n\u2019offre que peu de re\u0301pits et de calme.<\/p>\n<p>Je pre\u0301vois un traitement de la zone intracra\u0302nienne en lien avec la formation re\u0301ticule\u0301e (voies motrices).<\/p>\n<p><strong>1e\u0300re se\u0301ance <\/strong>: Traitement partiel du whiplash, correction du malaire droit haut, de la branche montante du maxillaire supe\u0301rieur droit, de l\u2019ATM droite (articulation temporo- mandibulaire).<br \/>\n&#8211; A\u0300 3 jours, peu d\u2019ame\u0301lioration.<\/p>\n<p><strong>Se\u0301ances suivantes <\/strong>: La patiente se plaint de sa le\u0300vre supe\u0301rieure droite, de ses tremblements importants (surtout la jambe droite et la main gauche) au petit de\u0301jeuner de\u0300s qu\u2019elle s\u2019assoit, d\u2019une extre\u0302me fatigue le matin.<br \/>\nElle explique que les tremblements se calment la nuit, mais reprennent fortement a\u0300 la position assise et debout, le matin.<\/p>\n<p>Que le fait de manger cre\u0301ait des douleurs abdominales, des spasmes et des tremblements tre\u0300s importants de la main gauche et de l\u2019abdomen.<br \/>\n&#8211; Me\u0302me approche the\u0301rapeutique :<br \/>\nLe corps se calme sous l\u2019action du traitement occipital.<\/p>\n<p>&#8211; A\u0300 3 jours, peu d\u2019ame\u0301lioration, si ce n\u2019est des pe\u0301riodes un peu plus calmes la nuit, e\u0301pisodiques.<br \/>\nLe moral de la patiente est affecte\u0301e, propos de vie ne\u0301gatifs.<\/p>\n<p><strong>1 mois apre\u0300s <\/strong>la prise en charge a\u0300 2 se\u0301ances par semaine, je pratique un traitement un peu plus majore\u0301 de la base cra\u0302nienne, afin d\u2019agir plus spe\u0301cifiquement sur la dure-me\u0300re occipitale pour tenter de rela\u0302cher la zone re\u0301ticule\u0301e, ainsi que les chai\u0302nes ligamentaires verte\u0301brales ante\u0301rieures.<\/p>\n<p>&#8211; A\u0300 2 jours, <strong>la patiente se re\u0301veille en pleine forme, sans tremblement.<br \/>\n<\/strong>Mais le lendemain, grosse crise, langue qui sort avec hyper-sialorrhe\u0301e, verbiage incompre\u0301hensible, spasmes importants de tout le corps.<br \/>\nEstomac tre\u0300s douloureux, tremblements des membres supe\u0301rieurs importants et incontro\u0302lables. Le membre infe\u0301rieur droit est pris de soubresauts importants.<\/p>\n<p><strong>Traitement le lendemain, soit mi-Aou<\/strong><strong>\u0302<\/strong><strong>t <\/strong>:<br \/>\nA\u0300 l\u2019examen, il semble qu\u2019une action centrale (sur la formation re\u0301ticule\u0301e probablement) est e\u0301te\u0301 concluante, mais ne soit probablement pas la seule engage\u0301e dans le TNF.<br \/>\nLe traitement du rythme occipital calme la patiente tre\u0300s rapidement sur la table. Le corps se de\u0301tend.<br \/>\nMise en place d\u2019un traitement visce\u0301ral dans les zones hypochondrales des deux co\u0302te\u0301s et de l\u2019\u0153sophage. La sphe\u0300re diaphragmatique est spasme\u0301e, tendue, difficile a\u0300 analyser.<\/p>\n<p>Appui d\u2019un traitement home\u0301opathique :<\/p>\n<p>Pulsatilla 30 CH &#8212;&#8211;5 doses-globules 1 dose tous les 3 jours<\/p>\n<p>Lachesis 15 CH &#8212;&#8211; 5 doses-globules 1 dose tous les 3 jours<\/p>\n<p>Peu de re\u0301sultats, mais toutefois il semble que le corps pre\u0301sente moins de spasmes. La patiente est toujours angoisse\u0301e, instable, tre\u0300s affecte\u0301e.<\/p>\n<p><strong>3e\u0300me mois <\/strong>(septembre):<br \/>\nA\u0300 l\u2019examen, le rythme occipital et sa mobilite\u0301 tissulaire sont meilleurs. Le malaire est plus mobile, mais l\u2019apophyse zygomatique est encore haute. J\u2019axe mon traitement sur la mastoi\u0308de droite qui est vraiment ante\u0301rieure et peu mobile. La patiente se plaint d\u2019une douleur de\u0301sagre\u0301able. Je mobilise l\u2019occipito-mastoi\u0308dienne droite et lui redonne un rythme correct.<br \/>\nJe reprends le traitement de la 1e\u0300re cervicale (importante pour les voies neurologiques et la membrane dure-me\u0301riennes en relation avec la pars basilaire occipitale).<br \/>\n&#8211; A\u0300 3 jours, la patiente se plaint vraiment de douleurs stomacales et visce\u0301rales ombilicales. Toujours des spasmes aux membres infe\u0301rieurs et a\u0300 la main gauche, mais les spasmes visce\u0301raux ont pris la priorite\u0301.<br \/>\nLe traitement visce\u0301ral des se\u0301ances pre\u0301ce\u0301dentes sont peu efficaces.<br \/>\nIl semble que le dernier traitement ait active\u0301 les troubles visce\u0301raux.<\/p>\n<p>Le 11 octobre, elle consulte le CHUV pour un RV pris 1 mois auparavant, qui la mets sous ttt de :<\/p>\n<p>Escitalopram le matin 10 mg (e\u0301tats de\u0301pressifs)<\/p>\n<p>Demetrin le soir 5 mg (anxiolytique)<\/p>\n<p>Que\u0301tiapine (neuroleptique) 12,5 mg le matin et le soir, avec 12,5 mg en re\u0301serve<\/p>\n<p>Ne va pas bien. les spasmes visce\u0301raux restent importants !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>19 octobre <\/strong>:<br \/>\nJ\u2019aborde le sphe\u0300re ilio-fe\u0301morale droite : la te\u0302te fe\u0301morale pre\u0301sente un de\u0301ficit de rotation externe, le psoas droit douloureux sans exage\u0301ration. L\u2019arcade de D12 droite est tendue, la coupole diaphragmatique contracte\u0301e mais peu algique.<br \/>\nLe protocole the\u0301rapeutique de cette re\u0301gion est applique\u0301 :<\/p>\n<p>Libe\u0301ration de la coxo-fe\u0301morale droite et la zone dorsale de D12 a\u0300 D8 (arcade du psoas).<\/p>\n<p>Pas de visce\u0301ral approprie\u0301.<br \/>\nContro\u0302le de la mastoi\u0308de droite, le\u0301ge\u0300rement moins douloureuse. La base cra\u0302nienne est mieux rythme\u0301e, plus libre.<br \/>\n&#8211; A\u0300 2 jours la patiente se sent mieux.<br \/>\nA\u0300 ma grande surprise :<br \/>\n<strong>Arre<\/strong><strong>\u0302<\/strong><strong>t des spasmes musculaires des membres infe\u0301rieurs ainsi que des supe\u0301rieurs.<br \/>\n<\/strong>Mais, le lendemain, elle fait une violente re\u0301action durant 3 heures environ.<br \/>\nPuis se plaint d\u2019une douleur relativement ge\u0302nante cervico-dorsale droite, nucale et claviculaire.<\/p>\n<p><strong>22 octobre <\/strong>:<br \/>\nTraitement sur la zone dorsale de D8\/D12 dt, de l\u2019ACDE (arrie\u0300re cavite\u0301 des e\u0301piploons), des ganglions me\u0301sente\u0301riques supe\u0301rieurs ante-verte\u0301braux, essentiellement le supe\u0301rieur droit qui est tre\u0300s algique.<br \/>\nSuivi par le traitement manuel des voies me\u0301sente\u0301riques pre\u0301-verte\u0301brales et de la racine du me\u0301sente\u0300re. Elles pre\u0301sentent des zones algiques aux abords pre\u0301verte\u0301braux re\u0301tro-stomacales et zone du ligament me\u0301sente\u0301rique dans la projection de la zone ombilicale, plus marque\u0301es a\u0300 droite.<br \/>\n&#8211; A\u0300 <strong>3 jours<\/strong>, la patiente a beaucoup moins de spasmes, et aussi moins de douleurs visce\u0301rales.<\/p>\n<p>Elle pre\u0301sente encore des e\u0301tats d\u2019angoisses, mais diminue\u0301s.<\/p>\n<p><strong>10 novembre <\/strong>:<br \/>\nLe ganglion me\u0301sente\u0301rique supe\u0301rieur droit est encore algique.<br \/>\nLa patiente se plaint d\u2019une douleur costo-claviculaire droit.<br \/>\nLe ganglion stellaire est tre\u0300s algique.<br \/>\nJe fais une correction de la 7e\u0300me cervicale et 1e\u0300re co\u0302te droite. La douleur diminue rapidement. Je reprends la zone ganglionnaire me\u0301sente\u0301rique droite, la douleur a disparue.<\/p>\n<p>***<\/p>\n<p><strong>Conside\u0301rations <\/strong><\/p>\n<p>Nous sommes dans un cas de de\u0301re\u0300glement du syste\u0300me sympathique, rentrant dans le cadre d\u2019un \u00ab syndrome de conflit \u00bb tel que je l\u2019ai de\u0301crit dans son concept.<\/p>\n<p><strong>Quatre lieux physiques de\u0301le\u0301te\u0300res se sont installe\u0301s<\/strong>.<br \/>\n<strong>1. <\/strong>Tout d\u2019abord, le choc direct sur le maxillaire supe\u0301rieur a affecte\u0301 le passage du nerf sympathique dans le trou de\u0301chire\u0301 ante\u0301rieur de la suture occipito-mastoi\u0308dienne droite.<br \/>\n<strong>2. <\/strong>L\u2019apex du rocher droit, de\u0301saxe\u0301 par l\u2019e\u0301le\u0301vation de l\u2019apophyse zygomatique, a cre\u0301e\u0301 un de\u0301sordre fonctionnel de la formation re\u0301ticule\u0301e, sie\u0300ge de passage des voies motrices dans la gouttie\u0300re basilaire occipitale. Cela par l\u2019interme\u0301diaire des expansions dure-me\u0301riennes de la tente du cervelet et la dure-me\u0300re basilaire.<br \/>\n<strong>3. <\/strong>La chute sur les genoux et essentiellement le droit, a de\u0301saxe\u0301 la te\u0302te fe\u0301morale. De cette fac\u0327on, le muscle psoas a exerce\u0301 une forte tension sur l\u2019arcade du psoas en D12, cre\u0301ant une dysfonction des ganglions semi-lunaires et me\u0301sente\u0301riques supe\u0301rieurs essentiellement a\u0300 droite, sachant la position des ganglions dans les fibres des piliers diaphragmatiques et les passages des voies splanchniques aux abords du fascia iliaca du psoas. (La patiente se plaignait de douleurs stomacales et diaphragmatiques).<br \/>\nIl aura fallu 4 mois pour que les ganglions du plexus solaire, semi-lunaires et me\u0301sente\u0301riques supe\u0301rieurs soient affecte\u0301s (chute en novembre 2019 et sympto\u0302mes de perturbations de l\u2019e\u0301tat ge\u0301ne\u0301ral).<br \/>\n<strong>4. <\/strong>Les voies sympathiques, passant par les branches splanchniques de D7 a\u0300 D12 (plus particulie\u0300rement D10 et D11 voies pour le ganglion me\u0301sente\u0301rique supe\u0301rieur) ont subi un de\u0301sordre fonctionnel, soit par compression soit par tensions anormales. Il est difficile d\u2019individualiser les ganglions c\u0153liaques (semi-lunaires), me\u0301sente\u0301riques supe\u0301rieurs et aortico- re\u0301naux . Pour me\u0301moire, ils sont loge\u0301s sur les flancs de l\u2019aorte abdominale et reposent en arrie\u0300re sur les piliers du diaphragme. Les interactions entre le sympathique et le nerf vague sont nombreuses a\u0300 ce niveau.<br \/>\nAu niveau de la 1e\u0300re co\u0302te droite se situe le ganglion stellaire (cervico-thoracique). Son lien avec le ganglion me\u0301sente\u0301rique supe\u0301rieur est inde\u0301niable. Les fibres sympathiques reprennent la voie intracra\u0302nienne par le trou de\u0301chire\u0301 ante\u0301rieur droit, majorant la dysfonction de la zone ou\u0300 sie\u0300ge la formation re\u0301ticule\u0301e.<\/p>\n<p><strong>Conclusions : <\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est la probable explication du \u00ab trouble neuro-fonctionnel \u00bb de cette patiente.<\/p>\n<p>Les se\u0301ances de traitement a\u0300 la recherche des compressions sur les voies sympathiques et de leurs libe\u0301rations est conclu par un retour pratiquement a\u0300 la normale, de l\u2019e\u0301tat neurologique de cette patiente.<br \/>\nA\u0300 ce jour, elle n\u2019a plus presque plus de spasmes aux membres, moins de douleurs et de spasmes visce\u0301raux.<\/p>\n<p>Elle a repris du poids, 3 kg en 1 mois et demi (soit un poids corporel de 52 kg).<br \/>\nLes angoisses sont encore pre\u0301sentes, mais il semble qu\u2019elles diminuent. Elles sont encore en relation avec l\u2019hyper activite\u0301 sympathique.<br \/>\nL\u2019e\u0301tat ge\u0301ne\u0301ral s\u2019ame\u0301liore. La patiente a de nouveau envie de faire des activite\u0301s.<\/p>\n<p>***<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Me\u0301decine orthope\u0301dique et neuro-fonctionnelle Dr Hugues JAQUET MD, PhD &nbsp; Extrait du rapport de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":642,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-634","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-medecine"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/634","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=634"}],"version-history":[{"count":6,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/634\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":655,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/634\/revisions\/655"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/642"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=634"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=634"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=634"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}