{"id":2078,"date":"2026-05-06T23:56:51","date_gmt":"2026-05-06T21:56:51","guid":{"rendered":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/?p=2078"},"modified":"2026-05-07T00:38:12","modified_gmt":"2026-05-06T22:38:12","slug":"modifications-de-letat-fonctionnel-des-athletes-avec-le-developpement-de-la-desynchronisation-de-vol","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/?p=2078","title":{"rendered":"MODIFICATIONS DE L&rsquo;\u00c9TAT FONCTIONNEL DES ATHL\u00c8TES AVEC LE D\u00c9VELOPPEMENT DE LA D\u00c9SYNCHRONISATION DE VOL"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1603\" src=\"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Natalia-02-200x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Natalia-02-200x300.jpg 200w, http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Natalia-02-682x1024.jpg 682w, http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Natalia-02-768x1153.jpg 768w, http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Natalia-02-1023x1536.jpg 1023w, http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Natalia-02-1024x1537.jpg 1024w, http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Natalia-02.jpg 1066w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><em>Pr. Zakharyeva<\/em> <em>N<\/em><em>.<\/em><em>N<\/em><em>.<\/em><em>.<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><em>R\u00e9sum\u00e9:<\/em><\/strong> <strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><em>Cet article pr\u00e9sente une analyse de contenu de plus de 50 sources litt\u00e9raires issues des bases de donn\u00e9es Web of Science, Scopus, PubMed et eLibrary.ru (2015-2025), r\u00e9v\u00e9lant les caract\u00e9ristiques des modifications de l&rsquo;\u00e9tat fonctionnel des touristes et des athl\u00e8tes lors de l&rsquo;apparition du d\u00e9calage horaire. L&rsquo;article identifie les principaux m\u00e9canismes physiologiques de la d\u00e9synchronisationu <\/em><em>li\u00e9e au vol<\/em><em>, ses sympt\u00f4mes les plus fr\u00e9quents et des recommandations pratiques pour en att\u00e9nuer les effets n\u00e9fastes.<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><em>Mots-cl\u00e9s:<\/em><\/strong> <em>la d\u00e9synchronisationu de vol, athl\u00e8tes, rythme biologique, \u00e9tat fonctionnel, m\u00e9canismes physiologiques.<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Introduction.<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Un facteur commun \u00e0 la civilisation moderne qui perturbe le rythme pr\u00e9cis de la vie humaine est celui des vols long-courriers. Ces derniers entra\u00eenent souvent une d\u00e9synchronisation li\u00e9e au vol (flight jetlag), un \u00e9tat qui survient lorsque les relations de phase des rythmes circadiens sont d\u00e9synchronis\u00e9es. Cette d\u00e9synchronisation se manifeste par une perturbation de leur synchronisation mutuelle et une modification de l&rsquo;interaction temporelle des rythmes des diff\u00e9rentes fonctions corporelles [1]. La d\u00e9synchronisation li\u00e9e au vol chez les athl\u00e8tes a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e pour la premi\u00e8re fois lors d&rsquo;une \u00e9tude portant sur les victoires et les d\u00e9faites de l&rsquo;\u00e9quipe de baseball de l&rsquo;Alaska. Les physiologistes ont alors constat\u00e9 une baisse significative des performances de l&rsquo;\u00e9quipe \u00e0 mesure que la distance les s\u00e9parait de leur domicile lors des vols long-courriers vers l&rsquo;Est [8]. Dans la litt\u00e9rature moderne, plusieurs chercheurs distinguent le \u00ab syndrome du d\u00e9calage horaire \u00bb, qui r\u00e9sulte d&rsquo;un d\u00e9calage entre l&rsquo;horloge circadienne interne et les signaux temporels externes chez les athl\u00e8tes [3, 7]. La d\u00e9synchronisation circadienne transmeridienne se caract\u00e9rise par une restructuration temporaire des fonctions dominantes de l&rsquo;organisme, r\u00e9sultant d&rsquo;un d\u00e9calage des phases des rythmes circadiens. Ce d\u00e9calage se manifeste par une rupture de leur synchronisation et une modification de l&rsquo;interaction de leurs fonctions respectives [1]. Chez les athl\u00e8tes, un changement brutal de fuseau horaire peut entra\u00eener une baisse de performance due au flight jetlag, li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;apparition d&rsquo;un syndrome de maladaptation. Ce syndrome peut se manifester par un malaise l\u00e9ger (voire imperceptible), une diminution marqu\u00e9e des performances psychomotrices et physiques, une alt\u00e9ration de la coordination et de l&rsquo;endurance, ainsi qu&rsquo;une baisse de l&rsquo;efficacit\u00e9 des efforts dynamiques [3]. De plus, durant la premi\u00e8re semaine suivant le vol, une r\u00e9activation de maladies pr\u00e9existantes, notamment chroniques, qui \u00e9taient entr\u00e9es en r\u00e9mission sous l&rsquo;effet du climat local, peut \u00eatre observ\u00e9e [9]. Au vu des recherches pr\u00e9sent\u00e9es dans les revues de litt\u00e9rature internationales, il convient de noter que le syndrome du d\u00e9calage horaire, d\u00e9crit aux \u00c9tats-Unis comme une \u00abd\u00e9synchronisation circadienne \u2013 un d\u00e9calage entre l\u2019horloge biologique interne (d\u2019environ 24 heures) et l\u2019environnement ext\u00e9rieur \u00bb, n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 pleinement d\u00e9fini, bien que les personnes qui en souffrent d\u00e9crivent g\u00e9n\u00e9ralement leurs propres sympt\u00f4mes. Par cons\u00e9quent, une \u00e9tude approfondie des modifications de l\u2019\u00e9tat fonctionnel des athl\u00e8tes lors de l\u2019apparition de la d\u00e9synchronose li\u00e9e au vol est extr\u00eamement pertinente. Ceci permettra de d\u00e9velopper de nouvelles mesures pr\u00e9ventives efficaces et d\u2019optimiser le temps de r\u00e9cup\u00e9ration de l\u2019organisme apr\u00e8s les vols transcontinentaux sans nuire aux performances sportives.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>L&rsquo;objectif de ce travail: <\/strong>\u00e0 partir de l&rsquo;analyse de sources litt\u00e9raires issues des bases de donn\u00e9es Web of Science, Scopus, PubMed et eLibrary.ru (2015-2025), caract\u00e9riser les m\u00e9canismes physiologiques, les sympt\u00f4mes et les facteurs qui influencent la gravit\u00e9 des sympt\u00f4mes de changements dans l&rsquo;\u00e9tat fonctionnel des athl\u00e8tes au cours du d\u00e9veloppement de la d\u00e9synchronose de vol.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Partie principale<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Un rythme circadien est un biorythme qui se produit ou se r\u00e9p\u00e8te approximativement une fois par jour (du latin \u00ab\u00a0circa\u00a0\u00bb). Les rythmes circadiens biologiques sont g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par l&rsquo;organisme et, chez l&rsquo;humain, leur p\u00e9riode d\u00e9passe g\u00e9n\u00e9ralement l\u00e9g\u00e8rement 24 heures [1]. Le corps humain, son m\u00e9tabolisme, son activit\u00e9 bio\u00e9lectrique, son rythme de s\u00e9cr\u00e9tion hormonale et son comportement sont soumis aux conditions d&rsquo;un rythme quotidien (alternance de lumi\u00e8re et d&rsquo;obscurit\u00e9) d&rsquo;environ 24,5 heures: l&rsquo;\u00e9veil et l&rsquo;activit\u00e9 sont observ\u00e9s pendant la journ\u00e9e, et le sommeil pendant la nuit. Chaque cellule de l&rsquo;organisme poss\u00e8de un ou plusieurs oscillateurs ou horloges biologiques, coordonn\u00e9s par un stimulateur circadien central situ\u00e9 dans les noyaux suprachiasmatiques (NSC) de l&rsquo;hypothalamus. Le m\u00e9canisme physiologique de la g\u00e9n\u00e9ration du rythme circadien repose sur une boucle de r\u00e9troaction n\u00e9gative dans l&rsquo;expression des g\u00e8nes (g\u00e8ne Per3) de l&rsquo;horloge circadienne 24,25. Divers polymorphismes des g\u00e8nes de l&rsquo;horloge circadienne humaine ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s et sont fortement corr\u00e9l\u00e9s aux caract\u00e9ristiques ph\u00e9notypiques humaines\u00a0: vitesse d&rsquo;adaptation aux d\u00e9calages de phase, pr\u00e9f\u00e9rences quotidiennes, vuln\u00e9rabilit\u00e9 au d\u00e9veloppement et \u00e0 l&rsquo;exacerbation de maladies [3]. Le \u00ab\u00a0syst\u00e8me circadien humain de synchronisation des biorythmes\u00a0\u00bb (SCHS) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit dans les \u00e9tudes de nombreux scientifiques [3,7]. Lors d&rsquo;un changement brutal de 6 \u00e0 7 fuseaux horaires, voire plus, suite \u00e0 un vol transcontinental, se d\u00e9veloppe le d\u00e9calage horaire (<em>flight jetlag<\/em>), une d\u00e9synchronisation transcontinentale interne d&rsquo;origine centrale. Sa formation repose sur une perturbation de la r\u00e9ception et de la transmission du signal de synchronisation par les oscillateurs centraux\u00a0: le noyau suprachiasmatique (NSC) et la glande pin\u00e9ale. Ce d\u00e9calage est transitoire, car il n&rsquo;y a pas de dysfonctionnement structurel de l&rsquo;oscillateur central.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Chez la plupart des individus, les sympt\u00f4mes du d\u00e9calage horaire (<em>flight jetlag)<\/em> s&rsquo;att\u00e9nuent avec le temps, le syst\u00e8me circadien s&rsquo;adaptant aux nouveaux signaux horaires. En cas de d\u00e9calage horaire fr\u00e9quent et prolong\u00e9, les sympt\u00f4mes de d\u00e9synchronisation persistent et s&rsquo;aggravent avec l&rsquo;\u00e2ge, favorisant l&rsquo;apparition de maladies. Parmi celles-ci figurent le plus souvent l&rsquo;insuffisance c\u00e9r\u00e9brovasculaire et les maladies cardiovasculaires [10]. Le sens et l&rsquo;amplitude du d\u00e9calage de ce rythme d\u00e9pendent du moment de l&rsquo;exposition au stimulus\u00a0: une exposition \u00e0 la lumi\u00e8re t\u00f4t le matin, pendant l&rsquo;heure biologique, avance le rythme circadien, tandis qu&rsquo;une exposition \u00e0 la lumi\u00e8re tard le soir, \u00e9galement pendant l&rsquo;heure biologique, le retarde et le d\u00e9cale vers l&rsquo;arri\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">L&rsquo;adaptation au d\u00e9phasage horaire lors des changements de fuseaux horaires implique les b\u00e2tonnets, les c\u00f4nes et les cellules ganglionnaires (notamment celles du syst\u00e8me visuel), qui participent \u00e0 la transmission de l&rsquo;information lumineuse dans les noyaux suprachiasmatiques (NSC) de l&rsquo;hypothalamus. L&rsquo;horloge neuronale au sein des NSC forme un r\u00e9seau h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne o\u00f9 la plupart des neurones sont synchronis\u00e9s et n\u00e9cessitent des signaux de synchronisation p\u00e9riodiques pour leur fonctionnement rythmique. La direction et le rythme des variations du syst\u00e8me circadien, n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;adaptation aux changements brusques des signaux temporels, d\u00e9pendent largement de la longueur d&rsquo;onde, de la dur\u00e9e d&rsquo;exposition \u00e0 la lumi\u00e8re, de son intensit\u00e9 et de sa composition spectrale, qui sont des facteurs essentiels. L&rsquo;interaction dynamique des synchroniseurs exog\u00e8nes et l&rsquo;accord des rythmes endog\u00e8nes \u00e0 cette influence d\u00e9terminent la capacit\u00e9 \u00e0 compenser et \u00e0 s&rsquo;adapter au stress physique li\u00e9 aux voyages en avion.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">D&rsquo;apr\u00e8s les travaux d&rsquo;Arendt J., une variabilit\u00e9 individuelle de l&rsquo;adaptation au d\u00e9phasage horaire lors des changements de fuseaux horaires et de la r\u00e9ponse \u00e0 la th\u00e9rapie de d\u00e9synchronisation de vol, ce qui pr\u00e9sente certaines difficult\u00e9s pour les m\u00e9decins encadrant les athl\u00e8tes lors du choix du traitement en tenant compte de la phase circadienne individuelle. \u00a0[3].<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Selon la classification de Kostenko E.V. (2013), la chronom\u00e9decine distingue les stades suivants de d\u00e9veloppement de la d\u00e9synchronisation\u00a0: stade I \u2013 d\u00e9salignement temporel\u00a0; stade II \u2013 troubles de la r\u00e9gulation\u00a0; stade III \u2013 troubles \u00e9nerg\u00e9tiques ou biochimiques\u00a0; stade IV \u2013 troubles structurels de la source d&rsquo;oscillation et de la p\u00e9riode du biorythme [10].<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Parmi les facteurs influen\u00e7ant la gravit\u00e9 des sympt\u00f4mes du d\u00e9calage horaire (<em>flight jetlag)<\/em>, il convient de souligner les suivants\u00a0: 1. le sens du voyage \u2013 les vols d\u2019ouest en est sont plus difficiles \u00e0 supporter que ceux d\u2019est en ouest\u00a0; 2. le nombre de fuseaux horaires travers\u00e9s; 3. les caract\u00e9ristiques d\u2019adaptation individuelles de l\u2019athl\u00e8te (notamment sa capacit\u00e9 d\u2019adaptation aux nouvelles conditions climatiques); 4. la dur\u00e9e du vol.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">La litt\u00e9rature scientifique fait \u00e9tat d\u2019une variabilit\u00e9 du rythme d\u2019adaptation, se traduisant par un retard ou une acc\u00e9l\u00e9ration lors des vols d\u2019athl\u00e8tes sur la direction est-ouest. Ainsi, Spencer M.B. et al. (1995) ont men\u00e9 une \u00e9tude aupr\u00e8s de 10 sujets effectuant un vol vers l\u2019est \u00e0 travers 5 fuseaux horaires. Ils ont observ\u00e9 un retard chez la majorit\u00e9 des participants (6 personnes), mais une avance de l\u2019horloge biologique chez 4 d\u2019entre eux [9].<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Le m\u00e9canisme physiologique sous-jacent \u00e0 la d\u00e9synchronisation li\u00e9e au vol est conditionn\u00e9 par un m\u00e9canisme r\u00e9flexe, perturbant le rythme veille-sommeil \u00e9tabli dans le nouveau fuseau horaire.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">D&rsquo;apr\u00e8s les recherches de Platonov V.N. (2020), dans des conditions in\u00e9dites, les athl\u00e8tes subissent plusieurs phases de resynchronisation de leur rythme circadien apr\u00e8s des vols long-courriers, en raison du d\u00e9calage horaire (<em>flight jetlag)<\/em> [11]. La premi\u00e8re phase (r\u00e9actions d&rsquo;adaptation primaires) dure environ 24 heures et se caract\u00e9rise par un syndrome de stress et un \u00e9cart significatif entre les effets adaptatifs finaux et un niveau constant. La deuxi\u00e8me phase (principale) dure de 3 \u00e0 7 jours et correspond \u00e0 la restructuration initiale des fonctions et des syst\u00e8mes de r\u00e9gulation de l&rsquo;organisme, incluant des r\u00e9actions compensatoires et adaptatives. La troisi\u00e8me phase (ach\u00e8vement des r\u00e9actions d&rsquo;adaptation) dure g\u00e9n\u00e9ralement de 10 \u00e0 15 jours. Elle se caract\u00e9rise par un r\u00e9tablissement progressif d&rsquo;un fonctionnement stable des principaux syst\u00e8mes de l&rsquo;organisme et par la mise en place du syst\u00e8me circadien de l&rsquo;athl\u00e8te, permettant la synchronisation des biorythmes [11].<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">La biorhythmologie sportive distingue une p\u00e9riode d&rsquo;adaptation \u00e0 divers facteurs environnementaux et une p\u00e9riode de d\u00e9sadaptation (une \u00ab rupture \u00bb de l&rsquo;adaptation), consid\u00e9r\u00e9e comme un \u00e9tat transitoire entre sant\u00e9 et maladie. Les \u00e9tats pr\u00e9-pathologiques r\u00e9versibles d&rsquo;adaptation au d\u00e9calage horaire <em>(<\/em><em>flight jetlag)<\/em> sont class\u00e9s dans un groupe distinct[12].<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">La gravit\u00e9 des sympt\u00f4mes du d\u00e9calage horaire <em>(<\/em><em>flight jetlag)<\/em> \u00a0chez les athl\u00e8tes lors de vols transcontinentaux est influenc\u00e9e par : le volume et l&rsquo;intensit\u00e9 de l&rsquo;activit\u00e9 physique, le degr\u00e9 de d\u00e9t\u00e9rioration de la condition physique, la d\u00e9t\u00e9rioration des performances psychomotrices, le degr\u00e9 de r\u00e9duction de la plage de fonctionnement des syst\u00e8mes nerveux, cardiorespiratoire et endocrinien, l&rsquo;\u00e9volution d\u00e9favorable des conditions de pr\u00e9-d\u00e9part, la d\u00e9t\u00e9rioration des qualit\u00e9s psychologiques morales et volontaires, et une diminution de la motivation biologique \u00e0 performer chez un athl\u00e8te.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">D&rsquo;apr\u00e8s de nombreuses \u00e9tudes, les biomarqueurs physiologiques de l&rsquo;efficacit\u00e9 du rythme circadien sont: 1. la temp\u00e9rature corporelle\u00a0; 2. des indicateurs caract\u00e9risant l&rsquo;activit\u00e9 du syst\u00e8me nerveux sup\u00e9rieur\u00a0: force\/faiblesse des processus d&rsquo;excitation\/inhibition au sein du syst\u00e8me nerveux; capacit\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rencier l&rsquo;inhibition, vitesse et qualit\u00e9 d&rsquo;apparition de la fatigue, pr\u00e9cision et coordination des r\u00e9flexes des membres sup\u00e9rieurs et inf\u00e9rieurs; 3. des indicateurs de performance du syst\u00e8me cardiovasculaire (fr\u00e9quence cardiaque, pression art\u00e9rielle, volume d&rsquo;\u00e9jection systolique et volume minute au repos et \u00e0 l&rsquo;effort, r\u00e9sistance vasculaire totale, pression h\u00e9modynamique moyenne); 4. des indicateurs de ventilation pulmonaire (ventilation pulmonaire maximale, volumes de r\u00e9serve inspiratoire et expiratoire); 5. des indicateurs caract\u00e9risant les capacit\u00e9s de coordination de l&rsquo;athl\u00e8te (stabilit\u00e9 verticale lors de diff\u00e9rents tests fonctionnels)\u00a0; 6. des caract\u00e9ristiques de l&rsquo;\u00e9tat psycho-\u00e9motionnel de l&rsquo;athl\u00e8te (sommeil, bien-\u00eatre, activit\u00e9, humeur, app\u00e9tit, motivation biologique \u00e0 l&rsquo;entra\u00eenement et \u00e0 la comp\u00e9tition, capacit\u00e9 \u00e0 communiquer, etc.) [13]. Le suivi de ces indicateurs de l&rsquo;efficacit\u00e9 du rythme circadien chez les athl\u00e8tes permettra de d\u00e9terminer la gravit\u00e9 de la d\u00e9synchronisation de vol.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">D&rsquo;apr\u00e8s la plupart des sp\u00e9cialistes travaillant avec ce profil d&rsquo;athl\u00e8tes, les principaux sympt\u00f4mes de la\u00a0d\u00e9synchronisation de vol se caract\u00e9risent par l&rsquo;apparition du complexe symptomatique suivant: 1. syndrome asth\u00e9no-n\u00e9vrotique (syndrome de fatigue en vol): l\u00e9thargie, troubles du sommeil (difficult\u00e9s d&rsquo;endormissement, sommeil l\u00e9ger, r\u00e9duction de la dur\u00e9e du sommeil, sensation de d\u00e9s\u00e9quilibre apr\u00e8s le sommeil sans r\u00e9cup\u00e9ration compl\u00e8te, inversion du rythme veille-sommeil: somnolence diurne et insomnie nocturne), m\u00e9t\u00e9oropathie, c\u00e9phal\u00e9es\u00a0; 2. syndrome v\u00e9g\u00e9tatif\u00a0: diminution de l&rsquo;app\u00e9tit et de la sensibilit\u00e9 gustative, inversion de la sensation de faim. Lors d&rsquo;un vol vers l&rsquo;Est, une aggravation des sympt\u00f4mes de la\u00a0 d\u00e9synchronisation a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e pendant le petit-d\u00e9jeuner et le d\u00e9jeuner, tandis que lors d&rsquo;un vol vers l&rsquo;Ouest, elle s&rsquo;est manifest\u00e9e pendant le d\u00eener. Les signes de la\u00a0 d\u00e9synchronisation peuvent inclure diverses arythmies\u00a0: tachycardie, extrasystoles, blocs auriculo-ventriculaires et syndrome de dysfonctionnement neurov\u00e9g\u00e9tatif (dystonie v\u00e9g\u00e9tative). Avec l&rsquo;apparition d&rsquo;une d\u00e9synchronisation li\u00e9e au vol chez les athl\u00e8tes, on observe souvent une augmentation du temps de r\u00e9cup\u00e9ration apr\u00e8s une activit\u00e9 physique habituelle; 3. syndrome neurodystrophique \u2013 troubles du syst\u00e8me nerveux central et p\u00e9riph\u00e9rique: c\u00e9phal\u00e9es, diminution de la coordination musculaire, troubles de l&rsquo;\u00e9quilibre thermique, vertiges, modifications des r\u00e9actions aux stimuli biologiquement significatifs; 4. diminution de l&rsquo;endurance, de la force musculaire, de la vitesse, mais surtout une d\u00e9t\u00e9rioration marqu\u00e9e des capacit\u00e9s de coordination; 5. diminution de l&rsquo;immunit\u00e9 \u2013 augmentation de l&rsquo;incidence des infections respiratoires virales aigu\u00ebs, de la grippe et exacerbation des maladies chroniques apr\u00e8s le vol; 6. sensibilit\u00e9 accrue au stress \u2013 manifestations prononc\u00e9es du syndrome de stress avant et pendant le d\u00e9part; 7. risque \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper des blessures sportives [14,15,16].<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Les sympt\u00f4mes d&rsquo;un d\u00e9r\u00e8glement des rythmes biologiques chez les sportifs se manifestent g\u00e9n\u00e9ralement par un ensemble de signes de malaise, caract\u00e9ristiques de la plupart des disciplines sportives, mais plus marqu\u00e9s dans celles qui exigent une coordination complexe des mouvements. S. M. Razinkin a suivi 26 joueurs de hockey qui, pendant 10 mois, ont franchi chaque mois plus de sept fuseaux horaires en effectuant des vols entre Moscou et Vladivostok. Les principaux sympt\u00f4mes rapport\u00e9s par les joueurs de hockey (avec un pic au cours des trois premiers jours) \u00e9taient une faiblesse musculaire (69 %), des troubles du sommeil (endormissement tardif, r\u00e9veils nocturnes fr\u00e9quents, difficult\u00e9s \u00e0 se rendormir apr\u00e8s un r\u00e9veil nocturne) (65 %), une fatigue accrue le matin apr\u00e8s le vol, ainsi qu\u2019une apathie et une somnolence diurnes (58 %) [2].<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Plusieurs chercheurs ont observ\u00e9 une h\u00e9t\u00e9rochronie dans le rythme d&rsquo;adaptation des diff\u00e9rents syst\u00e8mes fonctionnels et organes lors du d\u00e9veloppement d&rsquo;une d\u00e9synchronisation transm\u00e9ridienne. Arendt, J (2009) souligne que l&rsquo;horloge biologique du syst\u00e8me h\u00e9patobiliaire s&rsquo;adapte plus rapidement \u00e0 un d\u00e9calage de phase brutal que l&rsquo;horloge circadienne centrale. Il est \u00e9tabli que plus le syst\u00e8me circadien s&rsquo;adapte rapidement \u00e0 un nouveau fuseau horaire, plus la p\u00e9riode symptomatique est courte [3].<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Les touristes s&rsquo;adaptent mieux aux conditions extr\u00eames du d\u00e9calage horaire soudain gr\u00e2ce \u00e0 un h\u00e9bergement, une alimentation et un repos optimaux. Lors des longs vols, les mesures visant \u00e0 am\u00e9liorer leur confort sont importantes: am\u00e9nagement des si\u00e8ges, utilisation d&rsquo;\u00e9quipements de protection individuelle et sommeil. Plusieurs \u00e9tudes ont soulign\u00e9 la grande efficacit\u00e9 des compl\u00e9ments alimentaires r\u00e9gulant le sommeil (m\u00e9latonine, fortifiants) [7,5].<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Les athl\u00e8tes s&rsquo;adaptent mieux aux conditions extr\u00eames du d\u00e9calage horaire lorsque, outre un mode de vie, une alimentation, un repos et un entra\u00eenement optimaux, ils utilisent les m\u00e9thodes suivantes: 1. des m\u00e9thodes m\u00e9dicamenteuses pour corriger le d\u00e9calage horaire (<em>flight jetlag)<\/em>\u00a0: m\u00e9latonine, agonistes des r\u00e9cepteurs de la m\u00e9latonine, hypnotiques non benzodiaz\u00e9pines, diphenhydramine, caf\u00e9ine, armodafinil, etc.; et des m\u00e9thodes non m\u00e9dicamenteuses: pr\u00e9adaptation, luminoth\u00e9rapie, ajustements du sommeil et de l&rsquo;alimentation, et kin\u00e9sith\u00e9rapie. Un m\u00e9decin du sport doit anticiper les horaires de vol serr\u00e9s et conna\u00eetre la l\u00e9gislation antidopage afin d&rsquo;\u00e9laborer, avec l&rsquo;\u00e9quipe d&rsquo;encadrement, un plan d&rsquo;entra\u00eenement int\u00e9grant des outils de r\u00e9\u00e9ducation appropri\u00e9s. Il convient de souligner le r\u00f4le positif des entra\u00eenements de biofeedback bas\u00e9s sur les principes du biofeedback, dont l&rsquo;effet clinique dure au moins 6 \u00e0 12 mois.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Conclusion \u00a0<\/strong>Cette \u00e9tude pr\u00e9sente une synth\u00e8se des donn\u00e9es issues de revues de la litt\u00e9rature concernant les m\u00e9canismes de formation et la symptomatologie du d\u00e9calage horaire chez les athl\u00e8tes apr\u00e8s des vols transcontinentaux. La d\u00e9tection pr\u00e9coce des sympt\u00f4mes du d\u00e9calage horaire et la compr\u00e9hension des m\u00e9canismes physiologiques sous-jacents permettront d&rsquo;\u00e9laborer de nouveaux programmes de r\u00e9adaptation efficaces pour les athl\u00e8tes souffrant de d\u00e9calage horaire, de faciliter la disparition rapide des sympt\u00f4mes et de favoriser le r\u00e9tablissement d&rsquo;une performance sportive de haut niveau en comp\u00e9tition.<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Aucun<strong> conflit d&rsquo;int\u00e9r\u00eats <\/strong>n&rsquo;est d\u00e9clar\u00e9 dans ce travail.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>\u00a0 \u00a0R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Koryagina, Yu. V. La d\u00e9synchronisation dans le sport : sant\u00e9 et capacit\u00e9 physique \/\/ Yu. V. Koryagina, G. N. Ter-Akopov. Revue internationale de recherche appliqu\u00e9e et fondamentale. &#8211; N\u00b0 10. \u2013 2017. &#8211; p. 77-81 [Ressource \u00e9lectronique]<a href=\"https:\/\/docs.yandex.ru\/docs\/view?tm=1771398636&amp;tld=ru&amp;lang=ru&amp;name=Koryagina2017_04.pdf&amp;tex\">https:\/\/docs.yandex.ru\/docs\/view?tm=1771398636&amp;tld=ru&amp;lang=ru&amp;name=Koryagina2017_04.pdf&amp;tex<\/a><\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Razinkin, S.M. D\u00e9synchronisation chez les sportifs : influence sur la pr\u00e9paration fonctionnelle et \u00e9valuation de l&rsquo;efficacit\u00e9 des m\u00e9thodes de pr\u00e9vention et de correction \u00e0 l&rsquo;exemple des joueurs de hockey \/\/ S.M. Razinkin, I.V. Evtukhovich, M.A. Bragin et al. \/ Revue M\u00e9decine sportive. &#8211; 2017 ; 13 (4) : 925\u2013929.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Arendt, J. Managing jet lag: some of the problems and possible new solutions \/ Arendt J. \/\/ Sleep Med Rev.\u2013 2009.\u2013 Vol. 13(4).\u2013 P. 249-256 DOI: 10.1016\/j.smrv.2008.07.011<a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/19147377\/\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/19147377\/<\/a>(Arendt, J. Gestion du d\u00e9calage horaire : quelques probl\u00e8mes et nouvelles solutions possibles \/ Arendt J. \/\/ Sleep Med.\u2013 2009. \u2013 Vol. 13(4).\u2013 P. 249-256.)<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Archer SN, Robilliard DL, Skene DJ, Smits M, Williams A, Arendt J, et al. Un polymorphisme de longueur dans le g\u00e8ne de l&rsquo;horloge circadienne Per3 est li\u00e9 au syndrome de retard de phase du sommeil et \u00e0 une pr\u00e9f\u00e9rence diurne extr\u00eame. Sleep 15 juin 2003 ; 26(4) : 413\u20135.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Carrier\u202fJ.\u202f Circadian\u202f rhythms\u202f of\u202f performance:\u202f new\u202f trends\u202f\/\u202fJ.\u202fCarrier,\u202fT.H.\u202fMonk\u202f\/\/\u202fChronobiology\u202finternational.\u202f\u2013\u202f 2000.\u202f\u2013\u202fVol.\u202f17,\u202fn\u00b0\u202f6.\u202f\u2013\u202fp.\u202f719\u2013732.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Gupta\u202f O.\u202f Chronobiologie du sport :\u202f rythmes\u202f circadiens\u202f dans\u202f les\u202f performances\u202f psychologiques,\u202f physiologiques et physiques \/ O. Gupta [et al.] \/\/ The Asian man \u2013 An International Journal. \u2013 2011. \u2013 Vol. 5,\u202fn\u00b0\u202f1.\u202f\u2013\u202fp.\u202f40\u201344.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Haimov, I, Arendt J. The prevention and treatment of jet lag. Sleep Med Rev 5.-1999 Sep;3 (3):229\u201340.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Recht, LD, Lew RA, Schwartz WJ. Baseball teams beaten by jet lag. Nature 19 octobre 1995 ; 377(6550) : 583<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Spencer, MB, Rogers AS, Pascoe PA. The effect of a large eastward time zone change on sleep, performance and circadian rhythms. Rapport. Farnborough, Royaume-Uni : DRA ; 1995 Rapport n\u00b0 : CHS\/A&amp;N\/CR\/95\/011.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Kostenko, E.V. D\u00e9synchronisation. L&rsquo;un des principaux facteurs de l&rsquo;apparition et du d\u00e9veloppement des troubles c\u00e9r\u00e9brovasculaires \/\/ E.V. Kostenko, T.M. Manevich, N.A. Razumov. Dans la revue Lechbnoe Delo. &#8211; N\u00b0 2, 2013, p. 106\u2013116.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Platonov, V. N. Syst\u00e8me de pr\u00e9paration des athl\u00e8tes dans le sport olympique. Th\u00e9orie g\u00e9n\u00e9rale et ses applications pratiques. &#8211; Moscou : Sovetsky sport, 2005. &#8211; 816 p.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Agadjanian, N. A. Biorythmes, environnement, sant\u00e9 \/\/ N. A. Agadjanian, I. V. Radysh. &#8211; Moscou : Universit\u00e9 russe de l&rsquo;amiti\u00e9 des peuples. \u2013 2013. \u2013 p. 362.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Berzin, I. A. \u00c9valuation et correction de la pr\u00e9paration fonctionnelle, de l&rsquo;\u00e9tat psycho-\u00e9motionnel et pr\u00e9vention de la d\u00e9synchronisation chez les athl\u00e8tes des \u00e9quipes nationales de la F\u00e9d\u00e9ration de Russie dans les disciplines olympiques d&rsquo;\u00e9t\u00e9 et d&rsquo;hiver lors des phases de pr\u00e9paration aux Jeux de 2018 \u00e0 PyeongChang, Cor\u00e9e du Sud, et de 2020 \u00e0 Tokyo, Japon \/\/ I.A. Berzin, I.T. Vykhodets, A.A. Kish et al. \/ Moscou. \u2013 Recommandations m\u00e9thodologiques. \u2013 \u00c9d. \u2013 FGBU GNTS FMBC A.I. Burnazyan, FMBA de Russie. \u2013 2018. &#8211; p. 76.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Waterhouse J., Reilly T., Edwards B. Jet Lag and Travel Fatigue: A Practitioner\u2019s Guide .- Clinical Sports Medicine, n\u00b0 2. &#8211; 24. -2005. pp. 267-380.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Reilly, T. Circadian Rhythms, Fatigue and the Athlete\/Reilly T. Chronobiology International. N\u00b0 6. &#8211; 24. &#8211; pp. 1165-1177.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\"><strong>Juliff L.E., Halson S.L., Roach G.D. Sleep, immunity and exercise stress in elite athletes \/\/ Exercise Immunology Review. \u2014 2013. \u2014 Vol. 19. \u2014 P. 103\u2013123.<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><em>Informations compl\u00e9mentaires sur l&rsquo;auteure<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><em>Zakharyeva Natalia Nikolaevna, docteur en <\/em><\/strong><strong><em>sciences m\u00e9dicales<\/em><\/strong><strong><em>, professeure au d\u00e9partement de physiologie, courriel\u00a0: zakharyeva.natalia@natalia@mail.ru,\u00a0l`Universit\u00e9 russe des sports (GTSOLIFK), Moscou, Russie.<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><em>Natalia Nikolaevna Zakharyeva, MD, PHD Professor, Professor of the Department of Physiology, e-mail: zakharyeva.natalia@natalia@mail.ru, Russian University of Sports RUS(GTSOLIFK), Russia, Moscow, Russian University of Sports RUS(GTSOLIFK)<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><em>References<\/em><\/strong><\/p>\n<ol>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Koryagina, Yu. V. Desynchronosis in sports: health and physical performance\/\/Yu. V. Koryagina, G. N. Ter-Akopov International Journal of Applied and Fundamental Research. &#8211; No. 10. &#8211; 2017. &#8211; P. 77-81 [Electronic resource] https:\/\/docs.yandex.ru\/docs\/view?tm=1771398636&amp;tld=ru&amp;lang=ru&amp;name=Koryagina2017_04.pdf&amp;tex<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Razinkin, S. M. Desynchronosis in athletes: impact on functional readiness and evaluation of the effectiveness of prevention and correction methods using hockey players as an example\/\/ S. M. Razinkin, Evtukhovich I. V., Bragin M. A. et al.\/ Journal of Sports Medicine. &#8211; 2017; 13 (4): 925\u2013929.<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"font-weight: 400;\">3.Arendt, J. Managing jet lag: some of the problems and possible new solutions \/ Arendt J. \/\/ Sleep Med Rev.\u2013 2009.\u2013 Vol. 13(4).\u2013 P. 249-256 DOI: 10.1016\/j.smrv.2008.07.011 https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/19147377.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">4.Archer SN, Robilliard DL, Skene DJ, Smits M, Williams A, Arendt J, et al. Alength polymorphism in the circadian clock gene Per3 is linked to delayed sleep phase syndrome and extreme diurnal preference. Sleep 2003 Jun 15; 26 (4):413\u20135.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">5.Carrier\u202fJ.\u202f Circadian\u202f rhythms\u202f of\u202f performance:\u202f new\u202f trends\u202f\/\u202fJ.\u202fCarrier,\u202fT.H.\u202fmonk\u202f\/\/\u202fChronobiology\u202finternational.\u202f\u2013\u202f 2000.\u202f\u2013\u202f\u0422.\u202f17,\u202f\u2116\u202f6.\u202f\u2013\u202f\u0421.\u202f719\u2013732.<\/p>\n<ol start=\"6\">\n<li style=\"font-weight: 400;\">Gupta\u202f O.\u202f Sports\u202f chronobiology:\u202f circadian\u202f rhythms\u202f in\u202f psychological,\u202f physiological\u202f and\u202f physical\u202f performances\u202f\/\u202f O.\u202fGupta\u202f[et\u202fal.]\u202f\/\/The\u202fAsian\u202fman-An\u202fInternational\u202fJournal.\u202f\u2013\u202f 2011.\u202f\u2013\u202f\u0422.\u202f5,\u202f\u2116\u202f1.\u202f\u2013\u202f\u0421.\u202f40\u201344.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Haimov, I, Arendt J. The prevention and treatment of jet lag. Sleep Med Rev 5.-1999 Sep; 3 (3):229\u201340.<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Recht, LD, Lew RA, Schwartz WJ. Baseball teams beaten by jet lag. Nature 1995 Oct 19; 377(6550):583<\/li>\n<li style=\"font-weight: 400;\">Spencer, MB, Rogers AS, Pascoe PA. The effect of a large eastward time zone change on sleep, performance and circadian rhythms. Report. Farnborough, UK: DRA; 1995 Report No.: CHS\/A&amp;N\/CR\/95\/011.<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"font-weight: 400;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr. Zakharyeva N.N.. 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