{"id":1993,"date":"2026-01-13T19:55:54","date_gmt":"2026-01-13T17:55:54","guid":{"rendered":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/?p=1993"},"modified":"2026-01-13T19:59:10","modified_gmt":"2026-01-13T17:59:10","slug":"allium-sativum","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/?p=1993","title":{"rendered":"ALLIUM SATIVUM"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1573\" src=\"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/dagba11-251x300.jpg\" alt=\"\" width=\"251\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/dagba11-251x300.jpg 251w, http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/dagba11.jpg 460w\" sizes=\"auto, (max-width: 251px) 100vw, 251px\" \/><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Docteur Corneille DAGBA\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Nom botanique\u00a0: <\/strong>Allium sativum de la \u00a0<strong>famille\u00a0<\/strong>des Lilliaceae\u00a0<strong>: Synonyme <\/strong>Porvium sativum Relib. <strong>Noms communs <\/strong>Anglais: Garlic \/Fran\u00e7ais: Ail<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Description de la plante<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Une herbe dress\u00e9e, robuste et p\u00e9renne \u00e0 bulbe. De 60 cm de hauteur, avec un bulbe central couverte d&rsquo;\u00e9cailles \u00e0 l&rsquo;aisselle. Le bulbe se compose d&rsquo;un certain nombre de ca\u00efeux ou gousses enferm\u00e9es dans une peau semblable \u00e0 du papier. Les feuilles sont longues, plates et lisses avec une lame de feuille \u00e0 forme cylindrique, creuse, lin\u00e9aire, plate et solide \u00e0 sommet aigu (apex acumin\u00e9); une inflorescence sph\u00e9rique avec des fleurs color\u00e9es\u00a0 blanches ou rose-violac\u00e9es sur des p\u00e9doncules gr\u00eales (Burkill, 1995; Gill, 1992).<strong>\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">\u00a0Selon l\u2019Institut\u00a0 de Recherche Foresti\u00e8re sur l\u2019Herbier, Ibadan) Allium sativum est originaire du Nig\u00e9ria (Afrique de l\u2019Ouest). Sa culture\u00a0 est aujourd\u2019hui r\u00e9pandu dans de nombreuses parties du monde, notamment en Europe, en Afrique du Nord, en Asie, en Am\u00e9rique du Nord et en Afrique de l&rsquo;Ouest (GHP 2007; Burkill 1995<strong>; Adjanohoun et al, 1991).\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>\u00a0<\/strong><strong>Utilisations ethnom\u00e9dicales<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">L&rsquo;ail est un anticholest\u00e9rol, un anti-hypertenseur, un anticoagulant, un anti-diarrh\u00e9ique, un antidysent\u00e9rique, un stimulant immunitaire, un stomachique, un sudorifique, un expectorant, un vermifuge, un anti-irritant, un diur\u00e9tique, un antibiotique \u00e0 large spectre. Il est utilis\u00e9 en externe pour l&rsquo;arthrite, les cors, les verrues, les n\u00e9vralgies (Elujoba et Olawode, 2004; Gill, 1992;\u00a0 Adjanohoun \u00a0et al., 1991), la fi\u00e8vre, la toux, les flatulences, l\u2019ulc\u00e8re, la raucit\u00e9 de la voix, la bronchite et autres probl\u00e8mes respiratoires, les maladies de la peau, les br\u00fblures, l\u2019otite et l\u2019amygdalite, les rhumatismes, la tuberculose, typho\u00efde, l\u2019art\u00e9rioscl\u00e9rose, l&rsquo;hyperlipid\u00e9mie et le diab\u00e8te,\u00a0 la pr\u00e9vention de l\u2019ath\u00e9roscl\u00e9rose (en fonction de l&rsquo;\u00e2ge) des changements vasculaires (OMS, 1999).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Activit\u00e9s biologiques et pharmacologiques <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Plusieurs \u00e9tudes scientifiques ont montr\u00e9 que l&rsquo;ail a des propri\u00e9t\u00e9s antihyperlipid\u00e9miantes, antihypertensives et anticoagulantes (Auer et al., 1990; Broche et al., 1990; Barrie et al., 1987). De nombreuses actions th\u00e9rapeutiques de l\u2019ail sont attribu\u00e9es \u00e0 l&rsquo;allicine et \u00e0 ses m\u00e9tabolites. Par exemple l&rsquo;allicine et son d\u00e9riv\u00e9 sulfurique ont la propri\u00e9t\u00e9 d\u2019inhib\u00e9 in vitro la prolif\u00e9ration de la leuc\u00e9mie maligne de plusieurs cellules humaines non atteintes. Des \u00e9tudes in vitro ont montr\u00e9 que l\u2019ajo\u00e8ne poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s antithrombotiques et antimicrobiennes en r\u00e9duisant le taux de cholest\u00e9rol. L\u2019ajo\u00e8ne pr\u00e9sente des effets inhibiteurs sur l&rsquo;activation des plaquettes (Apitz-Castro etal., 1986.), leurs liaisons \u00e0 la paroi du vaisseau sanguin endommag\u00e9 (Apitz-Castro et al., 1994) et \u00e0 la formation de thrombus (Apitz-Castro et al., 1992). Il pr\u00e9vient \u00e9galement la perte de plaquettes sanguines, emp\u00eache la circulation de la lipoxyg\u00e9nase et l&rsquo;activit\u00e9 de la tyrosine phosphatase dans les plaquettes humaines (Srivastava et Tygi, 1993) de m\u00eame que la r\u00e9duction de la biosynth\u00e8se du cholest\u00e9rol (Gebhardt et al., 1994). Les compos\u00e9s de disulfure et de trisulfure de diallyle poss\u00e8dent des propri\u00e9t\u00e9s d\u2019agr\u00e9gation plaquettaire et de formation antithromboxane (Bordia et al., 1998).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Des extraits\u00a0 aqueux et organiques de l\u2019ail ont inhib\u00e9 in vivo l&rsquo;agr\u00e9gation plaquettaire (Mohamed et Woodward, 1986). Les extraits d&rsquo;ail r\u00e9duisent l&rsquo;accumulation de cholest\u00e9rol dans les vaisseaux sanguins et le d\u00e9veloppement de plaques art\u00e9rioscl\u00e9rotiques dans la paroi art\u00e9rielle de lapins nourris en cholest\u00e9rol (Koscielny et al., 1999; Effendy et al., 1997). Les extraits ont \u00e9galement montr\u00e9 des effets antihypertenseurs, une activit\u00e9 anticoagulante accrue, une diminution de la viscosit\u00e9 du sang et l&rsquo;am\u00e9lioration de la fonction cardio-vasculaire (Kendler, 1987). L\u2019huile d\u2019ail produit inversion marqu\u00e9e de changements m\u00e9taboliques li\u00e9s \u00e0 l\u2019infarctus du myocarde induit par l\u2019isoprot\u00e9r\u00e9nol (Saravanan et Prakash, 2004). Les extraits d&rsquo;ail ont montr\u00e9 des propri\u00e9t\u00e9s larvicides contre les larves d&rsquo;anoph\u00e8les et de culicin\u00e9s et, une forte activit\u00e9 inhibitrice contre une s\u00e9rie de bact\u00e9ries pathog\u00e8nes et champignons (Benkeblia 2004).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Ajo\u00e8ne pr\u00e9sente des activit\u00e9s antimycosiques, antimicrobiennes et antivirales. D\u2019autres tests in vitro et in vivo ont \u00e9galement montr\u00e9 que l&rsquo;ail a des effets antifongiques \u00e0 large spectre (Davies et Perrie, 2003) et pr\u00e9sente une activit\u00e9 synergique avec l&rsquo;amphot\u00e9ricine B qui inhibe la croissance fongique (Tansley et Appleton, 1975).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">De vastes recherches scientifiques ont montr\u00e9 que divers produits commerciaux faits \u00e0 base d\u2019ail poss\u00e8dent des activit\u00e9s antivirales contre une s\u00e9rie de virus, y compris l&rsquo;herp\u00e8s simplex de types 1 et 2, la grippe A et\u00a0 les virus de type B, le cytom\u00e9galovirus humain, le virus de la stomatite v\u00e9siculeuse, le rhinovirus, le virus de l&rsquo;immunod\u00e9ficience humaine (VIH), la pneumonie virale et le rotavirus. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que l&rsquo;allicinea une activit\u00e9 antibact\u00e9rienne (Cavallito et Bailey, 1944). De nombreuses \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques, cliniques et de laboratoire ont d\u00e9montr\u00e9 le r\u00f4le de l&rsquo;ail dans la pr\u00e9vention du cancer (Bianchini et Vainio, 2001; Dorant et al., 1996). Les constituants chimiques de la poudre et de l\u2019huile d&rsquo;ail poss\u00e8dent un\u00a0 puissant effet antibact\u00e9rien sur Helicobacter pylori, qui peut expliquer son effet suppos\u00e9 protecteur contre le cancer gastrique. Les propri\u00e9t\u00e9s chimiopr\u00e9ventives de la plante ont \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9es \u00e0 des compos\u00e9s organo-sulfuriques qui modulent\u00a0 en activant l&rsquo;activit\u00e9 de plusieurs enzymes du m\u00e9tabolisme, ou en d\u00e9toxifiant les agents canc\u00e9rig\u00e8nes. et en inhibant la formation de plusieurs additifs d&rsquo;ADN dans les tissus cibles (Bianchini et Vainio, 2001). Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que le disulfure de diallyle poss\u00e9dait une puissante activit\u00e9 chimio-pr\u00e9ventif contre les cancers du c\u00f4lon, du poumon et de la peau.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Donn\u00e9es cliniques <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Les pr\u00e9parations de la poudre d&rsquo;ail ont<\/p>\n<ul>\n<li>montr\u00e9 un potentiel de r\u00e9duction des lipides, mais aussi la diminution du taux d\u2019activateur tissulaire du plasminog\u00e8ne et d&rsquo;h\u00e9matocrite;<\/li>\n<li>augment\u00e9 de 4,2% le diam\u00e8tre moyen des art\u00e9rioles et de 5,9% les veinules par rapport aux contr\u00f4les;<\/li>\n<li>augment\u00e9 de m\u00eame le d\u00e9bit \u00e9rythrocytaire capillaire et la diminution du taux de viscosit\u00e9 et de fibrinog\u00e8ne du plasma, caus\u00e9e par la r\u00e9duction des concentrations de lipides s\u00e9riques et l\u2019activit\u00e9 sensiblement accrue de l\u2019activit\u00e9 tissulaire du plasmog\u00e8ne par rapport au plac\u00e9bo; l\u2019agr\u00e9gation plaquettaire induite par l&rsquo;ad\u00e9nosine diphosphate et le collag\u00e8ne a \u00e9t\u00e9 significativement inhib\u00e9e entre 2 \u00e0 4 heures apr\u00e8s l&rsquo;ingestion d&rsquo;ail et, est rest\u00e9e inf\u00e9rieure pendant 7 \u00e0 14 jours apr\u00e8s le traitement ;<\/li>\n<li>une diminution de la proportion des agr\u00e9gats de circulation plaquettaire et l\u2019agr\u00e9gation spontan\u00e9e de plaquettes par rapport au groupe placebo et diminu\u00e9 \u00e9galement la glyc\u00e9mie moyenne (OMS, 1999). Plusieurs rapports cliniques et des m\u00e9ta-analyses ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les effets anti-cholest\u00e9rol de l&rsquo;ail cru et de suppl\u00e9ments d&rsquo;ail.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Il a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 \u00e9galement que l&rsquo;ail peut diminuer les lipoprot\u00e9ines de faible densit\u00e9 et augmenter les niveaux de lipoprot\u00e9ines de haute densit\u00e9 (Ernst, 1987; Chang et Johnson, 1980). L&rsquo;application topique de l\u2019ajo\u00e8ne a produit une r\u00e9ponse clinique significative chez les patients atteints d&rsquo;un carcinome basocellulaire de la peau.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Constituants chimiques <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Pr\u00e9sentent un pouvoir stimulant de cellules effectrices immunis\u00e9es, comprenant les cellules T et celles de morts naturelles (Bianchini et Vainio, 2001).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">L\u2019huile volatile est compos\u00e9e principalement de soufre contenant des substances telles que le sulfure de diallyle, l&rsquo;alliine, et l\u2019alliinase (Gill, 1992),les vitamines A, B, C, D et E, l\u2019ajo\u00e8ne (Chevallier, 1996), les ol\u00e9or\u00e9sines, les acides amin\u00e9s; les min\u00e9raux (germanium, calcium, cuivre, fer, potassium, magn\u00e9sium, s\u00e9l\u00e9nium, zinc); la saponine; les glycosides cyanog\u00e8nes; les thioglycosides et les flavono\u00efdes (GHP, 1992); les ol\u00e9or\u00e9sines, les acides amin\u00e9s, lesvitamines A, B, C et D ( Newall et al., 1996;. Leung et Foster, 1996; GHP, 1992).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Tests d\u2019identit\u00e9 et de pur\u00e9t\u00e9<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Teneur en humidit\u00e9: pas plus de 7,0%<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Cendre totale: pas plus de 5,0%<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Cendre insoluble dans l&rsquo;acide: pas plus de 1,0%<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Substances extractibles par l\u2019eau: pas moins de 5,00%<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Substances extractibles par l&rsquo;\u00e9thanol (70%): pas moins de 4,00%<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Extrait chloroformique\u00a0<\/strong><strong>: <\/strong><strong><em>Empreintes chromatographiques\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">L\u2019analyse par chromatographie CCM avec phase stationnaire: gel de silice (0,25 mm) G60F254, et phase mobile: \u00e9ther de p\u00e9trole (40 \u00e0 60o\u00b0)\/chloroforme [2:8 v\/v], la r\u00e9v\u00e9lation est r\u00e9alis\u00e9e par pulv\u00e9risation du m\u00e9lange anis ald\u00e9hyde (0,5ml) et d&rsquo;acide ac\u00e9tique glacial (10 ml), 85 ml de m\u00e9thanol et 5ml d&rsquo;acide sulfurique concentr\u00e9, puis chauff\u00e9 \u00e0100-110\u00b0C pendant 5-10 mn. Pr\u00e9sence d&rsquo;un t\u00e2che violette distincte avec valeur Rf = 0,75.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Macroscopie<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Le bulbe d&rsquo;ail frais ou s\u00e9ch\u00e9 soigneusement se compose du bulbe principal entour\u00e9 de plusieurs bulbes secondaires ou ca\u00efeux. Il y a plusieurs couches ext\u00e9rieures de feuilles de protection qui ont tendance \u00e0 entourer la gaine interne. La gaine int\u00e9rieure entoure les gousses qui sont g\u00e9n\u00e9ralement de forme asym\u00e9trique, sauf celles du centre. Plus de 20 ca\u00efeux ferm\u00e9s avec de nombreuses racines courtes sont \u00e9troitement int\u00e9gr\u00e9s ; un bulbe compos\u00e9 de sous-globuleux de 4-6 cm de large; 8-15 bulbilles, entour\u00e9 de 1-2 \u00e9cailles membraneuses blanch\u00e2tres s\u00e8ches et attach\u00e9es \u00e0 une base circulaire aplatie; les bulbilles individuelles se cassent facilement apr\u00e8s le retrait des enveloppes ext\u00e9rieures; connu pour sa forte odeur persistante, \u00e2cre, piquante, aromatique, d\u00e9sagr\u00e9able et caract\u00e9ristique des alliac\u00e9es, et le go\u00fbt fort. A la lumi\u00e8re, la couleur est brun-violac\u00e9, chamois p\u00e2le au gris.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Microscopie <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Les deux parties sup\u00e9rieures et inf\u00e9rieures des cellules \u00e9pidermiques apparaissent comme une couche dans chaque cas. L&rsquo;\u00e9piderme ext\u00e9rieure ou sup\u00e9rieure est d\u00e9pourvu de la chlorophylle, mais contient des scl\u00e9rites lignifi\u00e9es qui sont allong\u00e9es et oppos\u00e9es, \u00e9galement de longues fibres mesurant jusqu&rsquo;\u00e0 500 \u03bc de longueur sur 3 \u03bc de largeur, les cellules des \u00e9cailles s\u00e8ches contiennent des cristaux rhombo\u00efdes d\u2019oxalate de calcium. Les cellules sup\u00e9rieures de l&rsquo;\u00e9piderme \u00e0 proximit\u00e9 de la couche d\u2019\u00e9cailles s\u00e8ches constituent la seule couche de cellules cubo\u00efques rectangulaire, suivie par plusieurs couches de grandes cellules parenchymateuses.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Les faisceaux vasculaires (xyl\u00e8me et phlo\u00e8me) sont pr\u00e9sents sous forme de vaisseaux lignifi\u00e9s spiraux et annulaires. L&rsquo;\u00e9piderme inferieur a des cellules, plus petites que celles de l&rsquo;\u00e9piderme sup\u00e9rieur. L\u2019\u00e9caille membraneuse externe se compose de la masse au sol de cellules parenchymateuses contenant des cristaux prismatiques et de l&rsquo;amidon, travers\u00e9s par des \u00e9l\u00e9ments vasculaires; \u00a0deux rev\u00eatements de diff\u00e9rentes bulbilles : celui de l&rsquo;ext\u00e9rieur se compose de cellules parenchymateuses \u00e0 parois verticales avec peu de fibres et l&rsquo;autre int\u00e9rieure est enti\u00e8rement constitu\u00e9e de prosenchyme. La section transversale du bulbed\u00e9calamin\u00e9 montre un corps ext\u00e9rieur avec un \u00e9piderme comprenant des scl\u00e9rites isodiam\u00e9triques lignifi\u00e9es, au sein du cuticule, du parenchyme cortical avec quelques grains d&rsquo;amidon qui montrent des croix de Malte \u00e0 la lumi\u00e8re polaris\u00e9e, les cellules \u00e0 huile essentielles dont le contenu\u00a0 jaun\u00e2tre est diss\u00e9min\u00e9 parmi le parenchyme du bas ; les faisceaux vasculaires collat\u00e9raux sont constitu\u00e9s de vaisseaux lignifi\u00e9s annulaires et\u00a0 spiraux l\u00e9g\u00e8rement \u00e9paissis et des fibres de phlo\u00e8me non ao\u00fbt\u00e9 avec des cellules de parenchyme dispers\u00e9es dans le tissu au dessus tandis qu\u2019un corps int\u00e9rieur se compose d&rsquo;un corps fusiforme avec la disposition de\u00a0 tissu tel que celui de l\u2019ext\u00e9rieur, avec un \u00e9piderme dans lequel le tissu corticale est avec des cellules d\u2019essence et des faisceaux vasculaires; un organe en forme d\u2019embryon qui est fusiforme avec les deux extr\u00e9mit\u00e9s repli\u00e9es, remplissent le noyau central du bulbille avec une disposition de tissus comme le corps externe (GHP, 1992).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal en poudre <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Les scl\u00e9rites de couches \u00e9pidermiques de feuilles de rev\u00eatement ou de protection ; les cellules \u00e9pidermiques des gousses int\u00e9rieures ou bulbilles se retrouvent avec les cellules de cuticule sur la surface inf\u00e9rieure, qui sont de taille plus petite que les cellules sup\u00e9rieures de l&rsquo;\u00e9piderme; les copeaux ou les fragments d\u2019\u00e9l\u00e9ments vasculaires lignifi\u00e9s, en spirale et annulaire, peu de stomates et des cristaux d&rsquo;oxalate de calcium. La couleur p\u00e2le au blanc gris\u00e2tre ou violac\u00e9, l\u2019odeur et le go\u00fbt particulier des alliac\u00e9s est aromatique et piquant. des br\u00fblures d&rsquo;estomac, des naus\u00e9es, des diarrh\u00e9es et des changements dans la flore intestinale qui peuvent augmenter le risque de saignement post-op\u00e9ratoire (Benkeblia, 2004).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Effets ind\u00e9sirables <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">L&rsquo;ail peut aussi provoquer une mauvaise haleine et des odeurs corporelles ; la dermatite allergique, des br\u00fblures, des cloques et l&rsquo;effet d&rsquo;asthme (Jellin et al., 2003 ; Brinker, 2001; Sunter, 1991; OMS, 1999).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Contre-indications<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">L&rsquo;utilisation concomitante avec des anticoagulants ou des m\u00e9dicaments qui emp\u00eachent des agr\u00e9gations antiplaquettaires (ex : aspirine) peut prolonger le saignement ou le temps de coagulation (Gill, 1992).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Indications th\u00e9rapeutiques <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">L&rsquo;ath\u00e9roscl\u00e9rose, la constipation, le diab\u00e8te, la diarrh\u00e9e, la dysenterie; l\u2019otite, la goutte, les maux de t\u00eate, hypertension, la l\u00e8pre, les rhumatismes, les morsures de serpent, les sympt\u00f4mes de l\u2019infections des voies respiratoires (par exemple le rhume, la fi\u00e8vre, la toux, la bronchite, la congestion du sinus), la tuberculose (Watt et Breyer- Brandwijk, 1962).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Donn\u00e9es de s\u00e9curit\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">La DL50 de l&rsquo;extrait aqueux du bulbe centrale (p.o) chez la souris sur une p\u00e9riode de 24 heures a \u00e9t\u00e9 au-del\u00e0 de 2000 mg\/kg. Dans les \u00e9tudes de toxicit\u00e9 subaigu\u00eb, aucun signe clinique de toxicit\u00e9 n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 apr\u00e8s l&rsquo;administration orale de l&rsquo;extrait de 500-2000 mg\/kg \u00e0 des souris m\u00e2les et femelles pendant 14 jours.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Pr\u00e9cautions d\u2019emploi <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">L&rsquo;ail doit \u00eatre pris avec des aliments (CorzoMartinez et al., 2007) parce que des doses excessives, en particulier \u00e0 je\u00fbn peuvent provoquer des maux d&rsquo;estomac, des flatulences, Les enfants de moins de 12 ans (peut provoquer des coliques chez les b\u00e9b\u00e9s), l&rsquo;h\u00e9mophilie, les maladies r\u00e9nales, les maladies du foie, le cancer de la prostate, le lupus \u00e9ryth\u00e9mateux syst\u00e9mique; il devrait \u00eatre \u00e9vit\u00e9e chez les patients ayant une peau malade ou endommag\u00e9 (Jellin et al., 2003;.. Barnes et al., 2002; Brinker, 2001; Sunter, 1991; Ernst, 1987; Boon et Smith, antitussif, GIT lisse,\u00a0 carminative, 1999).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Dosages et forme gal\u00e9nique<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Bulbe intact, d\u00e9coction, teinture, comprim\u00e9s, capsules. De fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, le bulbe frais et l&rsquo;huile de bulbe peuvent \u00eatre donn\u00e9s \u00e0 2-5 mg par jour (un bulbe, 1-2 fois par jour) alors que la poudre donn\u00e9e au quotidien est de 400-1200 mg par jour, la teinture 1:5 dans 60% d&rsquo;\u00e9thanol est donn\u00e9e \u00e0 5 ml trois fois par jour<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Conservation\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">A conserver dans un endroit frais et sec, \u00e0 l\u2019abri de la lumi\u00e8re et de d&rsquo;humidit\u00e9 dans un r\u00e9cipient bien ferm\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Abdullah, T.H., Kirkpatrick, D.V., Carter, J.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">(1989). Enhancement of Natural Killer Cell Activity in AIDS with Garlic. Deutsch Zeishrift fur Onkologie 21: 52-53.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Adjanohoun, E, et al., (1991). Contribution to ethnobotanical and floristic studies in western Nigeria. published by the Scientific, Technical and Research Commission of the Organisation of African Unity (OAU\/STRC), Lagos. Apitz-Castro, R., Badimon, J.J., Badimon, L. (1994). A garlic derivative, ajoene, inhibits platelet deposition on severely damaged vesselwall in an in vitro porcine experimental model.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Docteur Corneille DAGBA\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Nom botanique\u00a0: Allium sativum de la \u00a0famille\u00a0des Lilliaceae\u00a0: Synonyme Porvium sativum Relib&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1995,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-1993","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-medecine"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1993","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1993"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1993\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1997,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1993\/revisions\/1997"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1995"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1993"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1993"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1993"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}