{"id":1327,"date":"2024-04-07T02:44:15","date_gmt":"2024-04-07T00:44:15","guid":{"rendered":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/?p=1327"},"modified":"2024-04-07T02:46:37","modified_gmt":"2024-04-07T00:46:37","slug":"le-cinema-indien-1975-2018-et-les-traditions-de-la-culture-nationale","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/?p=1327","title":{"rendered":"LE CIN\u00c9MA INDIEN (1975-2018) ET LES TRADITIONS DE LA CULTURE NATIONALE."},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-1328\" src=\"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Shan66-300x292.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"292\" srcset=\"http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Shan66-300x292.jpg 300w, http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Shan66-1024x996.jpg 1024w, http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Shan66-768x747.jpg 768w, http:\/\/scientifiquesfrancais.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Shan66.jpg 1125w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Jayasekera Santhi , PhD, Professeur<br \/>\nDoctorante de l&rsquo;Institut d&rsquo;\u00c9tat russe de cin\u00e9matographie S.A. Gerasimov (VGIK). S.A. Gerasimov All-Russian State Institute of Cinematography (VGIK) (en 2015-2018).<br \/>\nMoscou, Russie<\/p>\n<p>CIN\u00c9MA INDIEN (1975-2018) ET TRADITIONS DE LA CULTURE NATIONALE.<\/p>\n<p>R\u00e9sum\u00e9 : Le cin\u00e9ma indien occupe depuis longtemps une place importante dans le cin\u00e9ma mondial. Lorsque l&rsquo;on parle de cin\u00e9ma indien, il est n\u00e9cessaire de faire la diff\u00e9rence entre l&rsquo;Inde en tant que sujet sp\u00e9cial reproduit dans le cin\u00e9ma mondial et le cin\u00e9ma indien proprement dit, cr\u00e9\u00e9 en Inde et principalement par des ma\u00eetres du cin\u00e9ma indien. Ces deux ph\u00e9nom\u00e8nes et concepts interagissent constamment l&rsquo;un avec l&rsquo;autre, sans pour autant \u00eatre identiques.<br \/>\nLa p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e dans l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma indien occupe une place fondamentalement importante et constitue, \u00e0 certains \u00e9gards, une transition et un tournant. Au cours de cette p\u00e9riode, le cin\u00e9ma indien refuse consciemment d&rsquo;affirmer toute forme de violence, essentiellement futile, comme moteur du d\u00e9veloppement social et comme norme et mod\u00e8le de la pens\u00e9e et du comportement humains, et met en avant l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une interaction entre diverses forces sociales, tendances politiques et individus. En fin de compte, les origines mat\u00e9rielles et spirituelles. Cette id\u00e9e s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 l&rsquo;histoire, m\u00eame la plus bizarre et la plus lointaine, et \u00e0 la modernit\u00e9 contradictoire.<br \/>\nLe cin\u00e9ma indien en g\u00e9n\u00e9ral et plus particuli\u00e8rement celui d&rsquo;une certaine p\u00e9riode historique (1975-2018), bas\u00e9 sur les traditions les plus importantes de la culture indienne, est un \u00ab\u00a0ph\u00e9nom\u00e8ne\u00a0\u00bb, th\u00e9oriquement et pratiquement significatif pour le d\u00e9veloppement spirituel et mat\u00e9riel de l&rsquo;humanit\u00e9 moderne, de sa culture et de sa vie quotidienne.<\/p>\n<p>Mots-cl\u00e9s : Culture indienne ; cin\u00e9ma indien ; r\u00e9alisateur ; histoire ; musique.<\/p>\n<p>CIN\u00c9MA INDIEN (1975-2018) ET TRADITIONS DE LA CULTURE NATIONALE.<\/p>\n<p>R\u00e9sum\u00e9 : Le cin\u00e9ma indien occupe depuis longtemps une place importante dans le cin\u00e9ma mondial. Lorsque nous parlons de cin\u00e9ma indien, il est n\u00e9cessaire de diff\u00e9rencier l&rsquo;Inde en tant que sujet sp\u00e9cial reproduit dans le cin\u00e9ma mondial, et le cin\u00e9ma indien lui-m\u00eame, cr\u00e9\u00e9 en Inde et principalement par des ma\u00eetres du cin\u00e9ma indien. Ces deux ph\u00e9nom\u00e8nes et concepts interagissent constamment et ne sont pas identiques.<br \/>\nLa p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e dans l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma indien occupe une place cruciale et constitue, dans un certain sens, un point de transition. Le cin\u00e9ma indien de cette p\u00e9riode refuse d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment de revendiquer une quelconque violence, par essence peu prometteuse comme moteur de d\u00e9veloppement social et comme norme et mod\u00e8le de pens\u00e9e et de comportement humain, et met en avant l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une interaction entre diverses forces sociales, tendances politiques et individus. En fin de compte, un commencement mat\u00e9riel et spirituel. Cette id\u00e9e s&rsquo;\u00e9tend \u00e0 l&rsquo;histoire, m\u00eame la plus bizarre et la plus lointaine, et \u00e0 la modernit\u00e9 contradictoire.<br \/>\nLe cin\u00e9ma indien en g\u00e9n\u00e9ral et plus particuli\u00e8rement celui d&rsquo;une certaine p\u00e9riode historique (1975-2018), bas\u00e9 sur les traditions les plus importantes de la culture indienne, est un \u00ab\u00a0ph\u00e9nom\u00e8ne\u00a0\u00bb qui est th\u00e9oriquement et pratiquement significatif pour le d\u00e9veloppement spirituel et mat\u00e9riel de l&rsquo;humanit\u00e9 moderne, de sa culture et de sa vie quotidienne.<br \/>\nMots cl\u00e9s : Culture indienne ; cin\u00e9ma indien ; r\u00e9alisateur ; intrigue ; musique.<\/p>\n<p>Pour de nombreux films indiens de la p\u00e9riode indicative, les titres eux-m\u00eames sont \u00e9motionnellement expressifs et orientent le spectateur \u00e0 l&rsquo;avance sur leur intention d\u00e9finie et le contenu r\u00e9el qu&rsquo;ils contiennent.<br \/>\nDans Revenge and the Law (1975) et The Avenger (1976), le h\u00e9ros agit en tant que porteur d&rsquo;une justice humaine plut\u00f4t que de la \u00ab\u00a0vengeance\u00a0\u00bb en tant que violence brutale.<br \/>\nLes films \u00ab\u00a0Jonginam\u00a0\u00bb (1976), \u00ab\u00a0A Difficult Role\u00a0\u00bb (1977), \u00ab\u00a0The Reverse Side of Love\u00a0\u00bb (1981), \u00ab\u00a0The Temple of Love\u00a0\u00bb (1988), \u00ab\u00a0In Dreams of Love\u00a0\u00bb (1991) et \u00ab\u00a0Disappointment\u00a0\u00bb (1992) traitent du \u00ab\u00a0voyage difficile\u00a0\u00bb vers le v\u00e9ritable amour \u00e0 travers diverses \u00ab\u00a0d\u00e9ceptions\u00a0\u00bb, alors que les \u00ab\u00a0r\u00eaves\u00a0\u00bb les plus brillants de l&rsquo;amour v\u00e9ritable se r\u00e9alisent d&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre.<br \/>\nLe film \u00ab\u00a0Madness\u00a0\u00bb (1978) traite du comportement apparemment \u00ab\u00a0fou\u00a0\u00bb mais, en r\u00e9alit\u00e9, profond\u00e9ment juste et pacifique du h\u00e9ros.<br \/>\nLe film \u00ab\u00a0The Cry of the Wounded\u00a0\u00bb (1980) est un appel \u00e0 tous les soutiens possibles pour un homme qui d\u00e9fend sans h\u00e9sitation le bien et la justice.<br \/>\nLe film \u00ab\u00a0Je suis Azad, je suis libre\u00a0\u00bb (1989) est un v\u00e9ritable hymne \u00e0 la libert\u00e9 du h\u00e9ros face \u00e0 la corruption et au chantage.<br \/>\nPour apporter la bont\u00e9 aux gens, le h\u00e9ros doit suivre sa v\u00e9ritable \u00ab\u00a0voie ardente\u00a0\u00bb, comme le montre le film \u00ab\u00a0Fiery Path\u00a0\u00bb (1990).<br \/>\nLe film \u00ab\u00a0The Ganges, Thy Waters Are Muddy\u00a0\u00bb (1985) retrace le chemin du h\u00e9ros vers la libert\u00e9 et l&rsquo;ind\u00e9pendance, qui \u00ab\u00a0nettoie\u00a0\u00bb symboliquement les eaux sacr\u00e9es du Gange de toute souillure.<br \/>\nLe film \u00ab\u00a0Son of God\u00a0\u00bb (2003) n&rsquo;a pas de signification religieuse. \u00ab\u00a0Son of God\u00a0\u00bb fait r\u00e9f\u00e9rence au h\u00e9ros qui vit pr\u00e8s d&rsquo;un cimeti\u00e8re (\u00ab\u00a0le domaine du Dieu Shiva\u00a0\u00bb). Le h\u00e9ros exhorte les gens \u00e0 s&rsquo;\u00e9loigner le plus possible de la trahison, de la cupidit\u00e9, du mensonge et de la cruaut\u00e9 en s&rsquo;appuyant sur ses propres exp\u00e9riences de vie.<br \/>\nLes films \u00ab\u00a0Hard Role\u00a0\u00bb (1977), \u00ab\u00a0Nachiya\u00a0\u00bb (2018) et \u00ab\u00a0Jonginam\u00a0\u00bb (1976) attirent particuli\u00e8rement l&rsquo;attention sur le sort de la femme indienne et affirment son droit, voire son devoir, de jouer un r\u00f4le important dans la vie publique.<br \/>\n\u00ab\u00a0Disco Dancer\u00a0\u00bb (1982) est un film sur le parcours difficile d&rsquo;un talent jusqu&rsquo;\u00e0 sa reconnaissance bien m\u00e9rit\u00e9e et v\u00e9ritablement populaire.<br \/>\n\u00ab\u00a0Lovers (2006, Aditya Chopra), Once Upon a Time in India (2001, Ashutosh Gowariker) &#8211; nomin\u00e9 aux Oscars. Dans ces films, l&rsquo;action se d\u00e9roule pr\u00e9cis\u00e9ment en Inde, avec ses particularit\u00e9s sociales et psychologiques. \u00ab\u00a0Veer et Zara\u00a0\u00bb (2004, Yash Chopra), \u00ab\u00a0Devdas\u00a0\u00bb (2002, Sanjay Leela Bhansali), \u00ab\u00a0Bombay\u00a0\u00bb (1995, Mani Ratnam) sont les noms des personnages qui sont au centre de l&rsquo;attention. Les films ont des titres \u00e0 la symbolique ambigu\u00eb : \u00ab\u00a0The Bearer\u00a0\u00bb (Manmohan Desai, Prayag Raj, 1983), \u00ab\u00a0Hero\u00a0\u00bb (1987, Mani Ratnam), \u00ab\u00a0Boss Shivaji\u00a0\u00bb (2007, Shakmuchan Shankar), \u00ab\u00a0Jodhe and Akbar\u00a0\u00bb (2008, Ashutosh Gowariker), \u00ab\u00a0Rose\u00a0\u00bb (Mani Ratnam, 1992), \u00ab\u00a0Villain\u00a0\u00bb (Subhash Ghai, 1993), \u00ab\u00a0The Colour of Saffron\u00a0\u00bb (Rakesh Omprakash Mehra, 2006), etc. \u0434.<br \/>\nLes titres de films tels que The Last Hope (2005, Sanjay Leela Bhansali), Stars on Earth (2007, Amir Kahn), Three Idiots (2009, Rajkumar Hirani), et The Plea (2010, Sanjay Leela Bhansali) sont orient\u00e9s et significatifs.<br \/>\nLes films de cette p\u00e9riode se caract\u00e9risent par une intrigue tendue, des collisions sociales aigu\u00ebs et l&rsquo;interaction complexe entre l&rsquo;ancien et le nouveau, le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et l&rsquo;avenir. Cependant, tout cela se d\u00e9roule sans issue tragique (\u00ab\u00a0La vengeance et la loi\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Le vengeur\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Zhonginam\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Un r\u00f4le difficile\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La folie\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Le cri des bless\u00e9s\u00a0\u00bb, etc.)<br \/>\nLe respect du pass\u00e9, la vieillesse avec ses traditions, peuvent et doivent coexister organiquement avec les nouvelles tendances de la vie et les nouvelles exigences inh\u00e9rentes \u00e0 la jeune g\u00e9n\u00e9ration : \u00ab\u00a0Le destin de la veuve (1986), La famille (1987), Ganges, tes eaux sont brouill\u00e9es (1985), Nachiya (2018), D\u00e9ception (1992), R\u00f4le difficile (1977).<br \/>\nLes films sont satur\u00e9s de collisions amoureuses complexes, tandis que leur r\u00e9solution est fondamentalement diff\u00e9rente de la tradition de l&rsquo;Europe occidentale. Il n&rsquo;y a pas de souffrance l\u00e9gitim\u00e9e ni de d\u00e9sespoir tragique dans ces films.<br \/>\nSelon la tradition culturelle indienne, le v\u00e9ritable amour est toujours d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9, d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9, d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9, non motiv\u00e9 et non calcul\u00e9. Un tel amour exclut toute rivalit\u00e9 irr\u00e9conciliable. Une personne hautement morale, sans aucune lutte, conc\u00e8de consciemment et volontairement son amour \u00e0 son rival, qui, en fait, est plus fort et plus profond\u00e9ment amoureux de l&rsquo;objet de son propre amour, et qui est plus en accord avec les sentiments du rival.<br \/>\nToute trag\u00e9die s&rsquo;av\u00e8re dans ce cas optimiste. D&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre, le bonheur triomphe. Ce sont les films \u00ab\u00a0Le destin de la veuve\u00a0\u00bb (1986), \u00ab\u00a0In Dreams of Love\u00a0\u00bb (1991), \u00ab\u00a0Disappointment\u00a0\u00bb (1992), \u00ab\u00a0The Reverse Side of Love\u00a0\u00bb (1981), \u00ab\u00a0Disco Dancer\u00a0\u00bb (1982). \u00ab\u00a0Temple of Love\u00a0\u00bb (1988) est un film sur le grand pardon en amour, m\u00eame lorsqu&rsquo;il semble impossible de pardonner. Le bonheur du pardon est incommensurable dans sa puissance et sa v\u00e9rit\u00e9 avec toute victoire obtenue par la coercition et la violence.<\/p>\n<p>Aucune richesse en soi, aucune cupidit\u00e9 ne peut donner le vrai bonheur : \u00ab\u00a0Jonginam (1976), The Wounded Man&rsquo;s Cry (1980), Disco Dancer (1982), A Difficult Role (1977), Temple of Love (1988), Son of God (2003). C&rsquo;est tr\u00e8s pertinent.<br \/>\nLe renforcement inconditionnel des valeurs familiales est une tradition de la culture indienne, qui s&rsquo;incarne dans le cin\u00e9ma indien.<br \/>\nEn m\u00eame temps, il est vital d&rsquo;abandonner certaines traditions familiales : une veuve devient l&rsquo;\u00e9pouse du fr\u00e8re de son d\u00e9funt mari dans The Fate of the Widow (1986). L&rsquo;ob\u00e9issance stricte aux a\u00een\u00e9s de la famille et aux hommes conduit \u00e0 des conflits aigus : \u00ab\u00a0A Difficult Role\u00a0\u00bb (1977), \u00ab\u00a0The Ganges, Your Waters Are Troubled\u00a0\u00bb (1985), \u00ab\u00a0Disappointment\u00a0\u00bb (1992). La vieillesse et le pass\u00e9 doivent \u00eatre respect\u00e9s, mais il ne faut pas leur ob\u00e9ir aveugl\u00e9ment.<br \/>\nLe leitmotiv de nombreux films est le probl\u00e8me du Bien et du Mal. Le Bien doit pouvoir se d\u00e9fendre et triompher sans violence, directement ou par anticipation : \u00ab\u00a0Zhonginam (1976), A Difficult Role (1977), Madness (1978), The Reverse Side of Love (1981), The Fiery Path (1990).<br \/>\nLe bien et la justice triomphent toujours, directement ou indirectement, tel est le leitmotiv du cin\u00e9ma indien, qui correspond \u00e0 la culture nationale indienne, remontant au bouddhisme en tant qu&rsquo;enseignement philosophique et moral.<br \/>\nEn m\u00eame temps, il est insens\u00e9 et futile de combattre le mal par la violence : \u00ab\u00a0Gangwa\u00a0\u00bb (1984), \u00ab\u00a0Ganges, Thy Waters Are Muddy\u00a0\u00bb (1985), \u00ab\u00a0I am Azad, I am Free\u00a0\u00bb (1989). Une telle lutte exclut le lynchage : \u00ab\u00a0Gangwa\u00a0\u00bb (1984).<br \/>\nLa loi int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure, conforme \u00e0 la nature humaine, triomphe. La confiance, le d\u00e9sint\u00e9ressement, la gentillesse et la sympathie l&#8217;emportent sur la cruaut\u00e9, la violence, l&rsquo;intol\u00e9rance et la trahison.<br \/>\nLes intrigues :<br \/>\n\u00ab\u00a0Lovers\u00a0\u00bb : les traditions familiales et domestiques sont stables, mais l&rsquo;avenir r\u00e9side dans de nouvelles relations plus humaines entre les gens, sans interdits dogmatiques. Le film \u00ab\u00a0Il \u00e9tait une fois en Inde\u00a0\u00bb montre de mani\u00e8re convaincante la victoire de la justice, quoi qu&rsquo;il arrive. \u00ab\u00a0The Bearer\u00a0\u00bb : la transformation d&rsquo;un gar\u00e7on pauvre en un leader reconnu des peuples opprim\u00e9s. \u00ab\u00a0Rose\u00a0\u00bb : l&rsquo;amour d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9 devient politiquement orient\u00e9. \u00ab\u00a0The Villain\u00a0\u00bb : m\u00eame chez le criminel, la v\u00e9ritable humanit\u00e9 est pr\u00e9serv\u00e9e et se manifeste lorsqu&rsquo;elle est \u00e9veill\u00e9e par la bont\u00e9 et la justice. Le film \u00ab\u00a0La couleur du safran\u00a0\u00bb montre que les h\u00e9ros, d\u00e9fenseurs des peuples opprim\u00e9s, meurent avec un \u00ab\u00a0sourire aux l\u00e8vres\u00a0\u00bb.<br \/>\n\u00ab\u00a0Hero\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Bombay\u00a0\u00bb : la relation complexe entre divers contrevenants et la police. \u00ab\u00a0Trahison\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Black Friday\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Lifeline\u00a0\u00bb : l&rsquo;absurdit\u00e9 de la guerre des gangs, en particulier sur la base de l&rsquo;intol\u00e9rance religieuse (hindouisme, islam). La haute mission de la charit\u00e9, quoi qu&rsquo;il arrive (\u00ab\u00a0Boss Shivaji\u00a0\u00bb). Les cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses pour l&rsquo;homme de vouloir doter un robot de qualit\u00e9s humaines (\u00ab\u00a0Robot\u00a0\u00bb). Ce film est particuli\u00e8rement instructif pour les apologistes de l'\u00a0\u00bbintelligence artificielle\u00a0\u00bb.<br \/>\nLe film de Sanjay Leela Bhansali \u00ab\u00a0The Last Hope\u00a0\u00bb (2005) traite du voyage indomptable et m\u00eame tragiquement intense de l&rsquo;homme vers la lumi\u00e8re, au sens propre comme au sens figur\u00e9. Son film \u00ab\u00a0The Plea\u00a0\u00bb (2010) d\u00e9fend \u00e9galement de mani\u00e8re expressive le droit inviolable de l&rsquo;homme \u00e0 la vie, malgr\u00e9 toutes ses limitations physiques.<\/p>\n<p>Le film \u00ab\u00a0Stars on Earth\u00a0\u00bb (2007) d&rsquo;Amir Khan fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 divers enfants comme \u00e0 des \u00ab\u00a0\u00e9toiles\u00a0\u00bb dont l&rsquo;\u00e9ducation dans l&rsquo;esprit de la gentillesse n\u00e9cessite un \u00e9norme travail d&rsquo;\u00e2me de la part de l&rsquo;\u00e9ducateur.<br \/>\nDans le film \u00ab\u00a0Three Idiots\u00a0\u00bb (2009), Ashutosh Gowariker qualifie m\u00e9taphoriquement d'\u00a0\u00bbidiots\u00a0\u00bb trois amis qui, malgr\u00e9 toutes les difficult\u00e9s de la vie, conservent leur amiti\u00e9 loyale et apparaissent comme des \u00ab\u00a0idiots\u00a0\u00bb (incompr\u00e9hensibles &#8211; uniques) pour la \u00ab\u00a0conscience ordinaire\u00a0\u00bb. Dans le film fantastique \u00ab\u00a0Pikey\u00a0\u00bb (2014), il montre de mani\u00e8re expressive que le v\u00e9ritable amour, impartial et sublime, relie organiquement l&rsquo;extraterrestre et les habitants de la Terre.<br \/>\nLes films Reservations (2011) et Perseverance in Truth (2013) de Prakash Jha affirment et d\u00e9veloppent les id\u00e9es du Mahatma Gandhi et d&rsquo;un monde sans violence existant pour le b\u00e9n\u00e9fice de tous dans l&rsquo;histoire et les personnages.<br \/>\nLe film The Fiery Path (2012) montre qu&rsquo;il est vital pour la soci\u00e9t\u00e9 et chacun de ses membres d&rsquo;interrompre et d&rsquo;arr\u00eater tout bouleversement inhumain d&rsquo;une mani\u00e8re non violente.<br \/>\nLe film d&rsquo;Ashutosh montre que l&rsquo;amour v\u00e9ritable peut surmonter toutes les diff\u00e9rences (sociopolitiques, religieuses, etc.).<br \/>\nLe cin\u00e9ma indien se caract\u00e9rise par une synth\u00e8se organique de diff\u00e9rents genres (1975-2018), ce qui leur conf\u00e8re une polyvalence significative et une polyphonie picturale et s\u00e9mantique particuli\u00e8res, une r\u00e9elle capacit\u00e9 \u00e0 avoir un impact esth\u00e9tique sur les publics les plus divers, avec des go\u00fbts diff\u00e9rents et des mesures diff\u00e9rentes de la pr\u00e9paration int\u00e9rieure \u00e0 la perception du cin\u00e9ma.<br \/>\nCe genre est appel\u00e9 \u00ab\u00a0masala\u00a0\u00bb en l&rsquo;honneur du \u00ab\u00a0masala\u00a0\u00bb, un m\u00e9lange indien de diverses \u00e9pices. Chaque film du genre masala a sa propre \u00e9pice, c&rsquo;est-\u00e0-dire son propre accent esth\u00e9tique.<br \/>\nIl s&rsquo;agit d&rsquo;un western indien avec une psychologie approfondie (\u00ab\u00a0La vengeance et la loi\u00a0\u00bb). Il combine l&rsquo;action et le thriller, le drame, la com\u00e9die musicale et la com\u00e9die.<br \/>\nLe crime interagit avec le m\u00e9lodrame (\u00ab\u00a0Jonginam\u00a0\u00bb).<br \/>\nLe film \u00ab\u00a0Madness\u00a0\u00bb diff\u00e8re du \u00ab\u00a0masala\u00a0\u00bb de Bollywood en ce sens qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un v\u00e9ritable drame historique film\u00e9 de mani\u00e8re r\u00e9aliste.<\/p>\n<p>La bande sonore authentique est celle du film \u00ab\u00a0Disco Dancer\u00a0\u00bb.<br \/>\nUn film impressionnant &#8211; une histoire et en m\u00eame temps une all\u00e9gorie &#8211; \u00ab\u00a0Ganges, Thy Waters are muddy\u00a0\u00bb (Gange, tes eaux sont boueuses).<br \/>\nLe film \u00ab\u00a0Temple of Love\u00a0\u00bb est un drame familial.<br \/>\nUn r\u00e9cit sociopolitique et \u00e9pique &#8211; \u00ab\u00a0Je suis Azad, je suis libre\u00a0\u00bb. Com\u00e9die, drame et com\u00e9die musicale \u00e0 la fois &#8211; le film \u00ab\u00a0In Dreams of Love\u00a0\u00bb.<br \/>\n\u00ab\u00a0Devdas\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Lovers\u00a0\u00bb &#8211; un r\u00e9cit \u00e0 d\u00e9veloppement s\u00e9quentiel. \u00ab\u00a0Il \u00e9tait une fois en Inde\u00a0\u00bb est un drame sportif sp\u00e9cial avec des \u00e9l\u00e9ments d&rsquo;une com\u00e9die musicale. La nouveaut\u00e9 (la libert\u00e9) triomphe de la colonisation (l&rsquo;oppression) dans \u00ab\u00a0Vir et Zara\u00a0\u00bb. La collision amoureuse, racont\u00e9e de mani\u00e8re \u00e9pique, est li\u00e9e \u00e0 la religion et \u00e0 l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 sociale. L&rsquo;amour v\u00e9ritable peut surmonter tous les obstacles, y compris les obstacles religieux.<br \/>\n\u00ab\u00a0Devdas\u00a0\u00bb est une adaptation du roman de 1917, subtilement modernis\u00e9 au cin\u00e9ma. Le bonheur des amoureux est entrav\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui par des pr\u00e9jug\u00e9s traditionnels et quotidiens. En m\u00eame temps, chacun choisit aujourd&rsquo;hui sa propre fa\u00e7on d&rsquo;aimer et d&rsquo;aimer, qui peut \u00eatre vraie et seulement apparemment vraie. Tout d\u00e9pend de la sensibilit\u00e9 et de la perspicacit\u00e9 des personnages eux-m\u00eames.<br \/>\nLes vies bizarres et intenses des personnages sont montr\u00e9es dans le r\u00e9cit polyvalent (\u00ab\u00a0Le Porteur\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La Rose\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Le M\u00e9chant\u00a0\u00bb). Dans \u00ab\u00a0La couleur du safran\u00a0\u00bb, une intrigue \u00e0 plusieurs niveaux d&rsquo;expression lyro-\u00e9pique est pr\u00e9sent\u00e9e.<br \/>\nIl s&rsquo;agit principalement d&rsquo;une narration s\u00e9quentielle \u00e0 plusieurs niveaux (\u00ab\u00a0Hero\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Bombay\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Betrayal\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Boss Shivaji\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Robot\u00a0\u00bb). Drame psychologique profond (\u00ab\u00a0Lifetime\u00a0\u00bb). \u00ab\u00a0Robot\u00a0\u00bb est une combinaison de science-fiction, d&rsquo;action, de drame, de m\u00e9lodrame et de com\u00e9die. \u00ab\u00a0Black Friday\u00a0\u00bb est une sorte de symbiose entre le documentaire et le long m\u00e9trage.<br \/>\nLe genre principal et pr\u00e9dominant de nombreux films est un r\u00e9cit r\u00e9aliste dramatiquement intense, \u00e9tendu et multidimensionnel : \u00ab\u00a0The Last Hope\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Stars on Earth\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Three Idiots\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Fire Road\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Reservations\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Perseverance in Truth\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Peakey\u00a0\u00bb &#8211; science-fiction. Un m\u00e9lodrame touchant appara\u00eet dans le film \u00ab\u00a0The Plea\u00a0\u00bb.<br \/>\nLe film \u00ab\u00a0Jodhaa and Akbar\u00a0\u00bb est un r\u00e9cit historique et \u00e9pique qui met en garde contre les dangers de la guerre.<br \/>\nLes r\u00e9alisateurs des films de cette p\u00e9riode (1975-2018), v\u00e9ritables ma\u00eetres de leur art, ont une vision et une compr\u00e9hension individuelles et inimitables des divers mat\u00e9riaux qu&rsquo;ils incorporent dans les films qu&rsquo;ils r\u00e9alisent.<br \/>\nRamesh Sippy (\u00ab\u00a0Revenge and the Law\u00a0\u00bb, 1975) est un ma\u00eetre de l&rsquo;intrigue \u00e0 suspense fascinante. Son film \u00ab\u00a0La vengeance et la loi\u00a0\u00bb est rest\u00e9 \u00e0 l&rsquo;affiche \u00e0 Bombay pendant quatre ans sans interruption et a remport\u00e9 un succ\u00e8s ininterrompu aupr\u00e8s du public.<br \/>\nPramod Chakravorty (\u00ab\u00a0The Avenger\u00a0\u00bb, 1976) utilise habilement les collisions m\u00e9lodramatiques et les cascades diverses (h\u00e9ros fringant \u00e0 moto, etc.).<br \/>\nChetan Anand combine magistralement le m\u00e9lodrame indien et le crime (\u00ab\u00a0Zhonginam\u00a0\u00bb, 1976) et cr\u00e9e un genre synth\u00e9tique sp\u00e9cial d&rsquo;apparence mystique dans le film \u00ab\u00a0The Reverse Side of Love\u00a0\u00bb, 1981. Sa mastaka a une base r\u00e9elle.<br \/>\nShyam Benegal appartient au \u00ab\u00a0cin\u00e9ma parall\u00e8le\u00a0\u00bb en tant que miroir de la r\u00e9alit\u00e9 sociale, qui se manifeste de mani\u00e8re \u00e9clatante dans le film \u00ab\u00a0A Difficult Role\u00a0\u00bb, 1977. La bichromie du film (noir et blanc et couleur) permet d&rsquo;exprimer de mani\u00e8re expressive les diff\u00e9rentes p\u00e9riodes de la vie de l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne (sombre et joyeuse). Dans \u00ab\u00a0Madness\u00a0\u00bb (1978), le r\u00e9alisateur reproduit le drame historique \u00e0 grande \u00e9chelle (batailles entre les Sipayas et les troupes britanniques) et affirme que la \u00ab\u00a0folie des braves\u00a0\u00bb est la v\u00e9ritable \u00ab\u00a0sagesse de la vie\u00a0\u00bb, qui peut et doit conduire \u00e0 la paix entre les nations et les individus.<br \/>\nLe film de Govind Nihalani \u00ab\u00a0Le cri du bless\u00e9\u00a0\u00bb (1980) montre un homme invincible qui d\u00e9fend la justice dans la vie avec insouciance et d\u00e9termination. Le film a remport\u00e9 \u00e0 juste titre le premier Golden Peacock Award au Festival international du film de Delhi en 1981. C&rsquo;est le premier film du r\u00e9alisateur, disciple de Shyam Benegal. Govind Nihalani joue en m\u00eame temps le r\u00f4le d&rsquo;un merveilleux cam\u00e9raman.<br \/>\nDans Disco Dancer (1982), Babbar Subhash combine harmonieusement com\u00e9die musicale et m\u00e9lodrame.<br \/>\nLe film \u00ab\u00a0Sad Story\u00a0\u00bb (1983) de Balu Mahendra, malgr\u00e9 les \u00e9v\u00e9nements tristes (la maladie et la souffrance de l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne), est rempli d&rsquo;une lumi\u00e8re int\u00e9rieure et d&rsquo;une vitalit\u00e9 in\u00e9branlable.<br \/>\nLe film \u00ab\u00a0Gangwa\u00a0\u00bb (1984) cr\u00e9e Rajasekhara dans l&rsquo;esprit d&rsquo;un thriller, empreint d&rsquo;un optimisme inalt\u00e9rable.<br \/>\nRaj Kapoor dans Ganges, Thy Waters Are Muddled (1985) montre que certaines traditions anciennes qui oppriment la libert\u00e9 int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure de l&rsquo;homme sont m\u00e9taphoriquement capables de \u00ab\u00a0brouiller\u00a0\u00bb les eaux sacr\u00e9es du Gange. Ce qui est vraiment sacr\u00e9, c&rsquo;est la libert\u00e9.<br \/>\nSukhwant Dhada propose sa propre adaptation du roman de l&rsquo;\u00e9crivain pendjabi Rajinder Singh, transmettant de mani\u00e8re impressionnante la saveur inoubliable de la vie de village avec ses traditions et ses coutumes, positives et n\u00e9gatives.<br \/>\nLe film \u00ab\u00a0Family\u00a0\u00bb (1987) de Shashilal Nair est une parabole et une mise en garde. Il entrem\u00eale de mani\u00e8re organique les destins compliqu\u00e9s d&rsquo;adultes et d&rsquo;enfants.<br \/>\n\u041a. Bapaya dans le film \u00ab\u00a0Temple of Love\u00a0\u00bb (1988) montre comment les r\u00eaves les plus brillants li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;amour v\u00e9ritable se r\u00e9alisent dans la vie de mani\u00e8re difficile et parfois m\u00eame douloureuse.<br \/>\nLe film \u00ab\u00a0I am Azad, I am Free\u00a0\u00bb (1989) a pour objectif social et politique de vaincre la corruption et le chantage. C&rsquo;est dans l&rsquo;intransigeance \u00e0 cet \u00e9gard que r\u00e9side la v\u00e9ritable libert\u00e9 d&rsquo;expression du h\u00e9ros, un journaliste.<br \/>\nDans son film \u00ab\u00a0The Fiery Path\u00a0\u00bb (1990), Mukul Anand exprime avec \u00e9motion qu&rsquo;un homme qui d\u00e9fend le bien et la justice doit passer par son \u00ab\u00a0chemin de feu\u00a0\u00bb, rempli de douleur et de souffrance, de br\u00fblure et d&rsquo;endurcissement. Un homme doit \u00eatre int\u00e9rieurement pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 cela s&rsquo;il est fermement engag\u00e9 sur la voie du bien et de la justice.<br \/>\nLe film In Dreams of Love (1991) de Lawrence D&rsquo;Souza est \u00e0 la fois une com\u00e9die, un drame et une com\u00e9die musicale. Il met en sc\u00e8ne de superbes danses indiennes et une musique magnifique. Kumar Sanu pour la chanson \u00ab\u00a0Mera Dil Bhi\u00a0\u00bb a remport\u00e9 les Filmfare Awards, tout comme Alka Yagnik pour \u00ab\u00a0Dekha Hai\u00a0\u00bb, tandis que les compositeurs Shravan Rathod et Nadeem Saifi ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9s pour la musique du film.<br \/>\nHarmesh Malhotra dans \u00ab\u00a0Disappointment\u00a0\u00bb (1992) a subtilement captur\u00e9 toutes les nuances et le son majeur g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;amour vraiment grand et conqu\u00e9rant des personnages en d\u00e9pit de tous les obstacles \u00e0 leur rencontre.<br \/>\nDans \u00ab\u00a0Son of God\u00a0\u00bb (2003), Bala affirme avec force que c&rsquo;est la personne vivante, et non une puissance sup\u00e9rieure mythique, qui d\u00e9tient la v\u00e9ritable omnipotence pour d\u00e9barrasser sa vie r\u00e9elle de la souffrance et de la trahison. Et dans le film \u00ab\u00a0Nachiya\u00a0\u00bb (2018), le m\u00eame r\u00e9alisateur fait l&rsquo;\u00e9loge de la sagesse, de la sensibilit\u00e9 et de la r\u00e9activit\u00e9 des femmes indiennes, de leur capacit\u00e9 r\u00e9elle \u00e0 diriger des organisations sociales aux niveaux les plus divers.<br \/>\nAditya Chopra est un ma\u00eetre de l&rsquo;intrigue \u00e0 suspense, socialement et historiquement significative. Gowariker est un ma\u00eetre de l&rsquo;intrigue pointue, psychologiquement intense. Leela est un psychologue subtil &#8211; un parolier. Manmohan Desai Prayag Raj est un narrateur habile. Un innovateur dans le domaine du \u00ab\u00a0r\u00e9alisme politique\u00a0\u00bb Mani Ratman. Ma\u00eetre des constructions narratives multi-lin\u00e9aires et poignantes Subhash Thay. Rakesh Omprakash Mehra est un ma\u00eetre du drame romantique. Ram Gopal Varma combine organiquement le \u00ab\u00a0langage de la rue\u00a0\u00bb et la r\u00e9alit\u00e9 quotidienne avec un grand romantisme \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de ses personnages.<br \/>\nSanjay Leela Bhansali est un ma\u00eetre des r\u00e9cits tragiquement intenses.<br \/>\nAmir Khan est un v\u00e9ritable humaniste coh\u00e9rent, un d\u00e9fenseur intransigeant des enfants.<br \/>\nAshutosh Gowariker est un ma\u00eetre de la m\u00e9taphore cin\u00e9matographique.<br \/>\nPrakash Dha est un adepte convaincu du Mahatma Gandhi et de ses enseignements sur la confrontation non violente avec le mal dans la vie.<br \/>\nLes r\u00e9alisateurs indiens parviennent \u00e0 cr\u00e9er des ensembles d&rsquo;acteurs authentiques dans leurs films, dans lesquels des ma\u00eetres de l&rsquo;\u00e9cran reconnus et des acteurs talentueux d\u00e9butant dans le cin\u00e9ma interagissent en toute transparence.<br \/>\nLes ma\u00eetres sont :<br \/>\nRajesh Khanna (\u00ab\u00a0The Reverse Side of Love\u00a0\u00bb), producteur et activiste politique de premier plan, laur\u00e9at de nombreux et divers prix. L&rsquo;un des acteurs les plus importants de Bollywood ;<br \/>\nLe c\u00e9l\u00e8bre Amitabh Bachchan (\u00ab\u00a0I Am Azad, I Am Free\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Revenge and the Law\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Path of Fire\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0The Lovers\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0The Bearer\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0The Last Hope\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Booking\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Perseverance in Truth\u00a0\u00bb) qui a remport\u00e9 le National Awards \u00ab\u00a0for Best Actor of the Year\u00a0\u00bb ;<br \/>\nMithun Chakraborty (\u00ab\u00a0The Family\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Temple of Love\u00a0\u00bb), qui a remport\u00e9 les Filmfare Awards ;<br \/>\nTinnu Anand (\u00ab\u00a0Fire Road\u00a0\u00bb), qui a remport\u00e9 le Screen Videocon Awards \u00ab\u00a0pour sa performance dans un r\u00f4le secondaire\u00a0\u00bb ;<br \/>\nL&rsquo;inimitable et multidimensionnel Naseeruddin Shah (\u00ab\u00a0Scream of the Wounded\u00a0\u00bb).<br \/>\nUne place importante dans le cin\u00e9ma indien, lui conf\u00e9rant une identit\u00e9 nationale unique :<br \/>\nHema Malini (\u00ab\u00a0Revenge and the Law\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Jonginam\u00a0\u00bb) ;<br \/>\nRishi Kapoor (\u00ab\u00a0The Avenger\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0The Fate of the Widow\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Path of Fire\u00a0\u00bb) ;<br \/>\nSmita Patil (\u00ab\u00a0Un r\u00f4le difficile\u00a0\u00bb) ;<br \/>\nKamal Hassan (\u00ab\u00a0Sad Story\u00a0\u00bb) ;<br \/>\nRajiv Kapoor (qui a r\u00e9alis\u00e9 en m\u00eame temps le film \u00ab\u00a0Ganges, Thy Waters Are Muddled\u00a0\u00bb).<br \/>\nIl est impossible d&rsquo;\u00e9num\u00e9rer tous les acteurs. Les noms d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9s donnent une id\u00e9e objective du haut niveau artistique du cin\u00e9ma indien (1975-2018), qui poursuit et d\u00e9veloppe les traditions de la culture indienne.<br \/>\nTraditionnellement, la musique et la danse, qui sont de nature nationale, ont toujours jou\u00e9 et continuent de jouer un r\u00f4le particulier dans le cin\u00e9ma indien. Cela est tout \u00e0 fait vrai pour le cin\u00e9ma indien 1975-2018.<br \/>\nDans le film \u00ab\u00a0Revenge and the Law\u00a0\u00bb, le spectateur est litt\u00e9ralement envo\u00fbt\u00e9 par la danse. Plusieurs chansons sont int\u00e9gr\u00e9es de mani\u00e8re organique dans l&rsquo;intrigue qui se d\u00e9veloppe de mani\u00e8re dynamique (\u00ab\u00a0Madness\u00a0\u00bb).<br \/>\nLa chanson \u00ab\u00a0Humein Tumse Pyar Kitna\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0L&rsquo;envers de l&rsquo;amour\u00a0\u00bb) du compositeur Rahul Dev Burman, interpr\u00e9t\u00e9e par Kishore Kumar, est devenue un v\u00e9ritable succ\u00e8s pendant de nombreuses ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Des chansons merveilleuses, de la nouvelle musique \u00e9lectronique, des danses de style disco (le film est ainsi appel\u00e9 \u00ab\u00a0Disco Dancer\u00a0\u00bb) cr\u00e9ent un succ\u00e8s durable pour le film, dans lequel le c\u00e9l\u00e8bre acteur Mithun Chakraborty a prouv\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9tait un danseur brillant. Le compositeur de la nouvelle vague Bappi Lahiri a donn\u00e9 au film une expression entra\u00eenante.<br \/>\nLa musique de Ravindra Jain contribue \u00e0 faire ressortir les personnages de \u00ab\u00a0Ganges, Thy Waters Are Muddled\u00a0\u00bb.<br \/>\nDans le film \u00ab\u00a0I am Azad, I am Free\u00a0\u00bb, une chanson est jou\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises, acqu\u00e9rant une intonation diff\u00e9rente en fonction de l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;intrigue et lui donnant une expressivit\u00e9 particuli\u00e8re.<br \/>\nLa musique des compositeurs Kudalkar et Sharma dans le film \u00ab\u00a0Fire Road\u00a0\u00bb, en particulier des chansons comme \u00ab\u00a0Yun Yun Yuna\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Abhi Mujh Kahin\u00a0\u00bb et l&rsquo;air folklorique \u00ab\u00a0Abhi Mujh Mein Kahin\u00a0\u00bb font ressortir les vraies qualit\u00e9s des personnages et \u00e9meuvent profond\u00e9ment le spectateur. La chanson joyeuse \u00ab\u00a0Kombadi Polali\u00a0\u00bb interpr\u00e9t\u00e9e par Shreya Ghoshal et accompagn\u00e9e par la danse de Katrina Kaif est devenue populaire. L&rsquo;ensemble porte le titre de \u00ab\u00a0Chikni Chameli\u00a0\u00bb.<br \/>\nPour les chansons du film \u00ab\u00a0In Dreams of Love\u00a0\u00bb : Mera Dil Bhi de Kumar Sanu et Dekha Hai d&rsquo;Alka Yagnik ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9es.<br \/>\nLes compositeurs Shravan Rathod et Nadeem Saifi ont re\u00e7u le prix de la meilleure musique. Le film \u00e9tait un v\u00e9ritable chef-d&rsquo;\u0153uvre.<br \/>\nLes compositions musicales d&rsquo;Aag Hawaa \u00ab\u00a0Mitti Aur Pauni\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Dunya Ne Mera Sab Kuch\u00a0\u00bb traduisent la trag\u00e9die des situations dans le film \u00ab\u00a0Disappointment\u00a0\u00bb.<br \/>\nLa musique tr\u00e8s \u00e9motionnelle du compositeur Ilayaraj pour \u00ab\u00a0Son of God\u00a0\u00bb, particuli\u00e8rement entendue dans le final du film, d&rsquo;une importance mondiale : les gens, \u00e9loignez-vous autant que possible de la violence, de la trahison, de l&rsquo;avidit\u00e9 et du d\u00e9shonneur.<br \/>\n\u00ab\u00a0Il \u00e9tait une fois en Inde\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Villain\u00a0\u00bb &#8211; la musique est tr\u00e8s dynamique et la danse est d&rsquo;une \u00e9nergie contagieuse, tant \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur. \u00ab\u00a0Bombay\u00a0\u00bb est une synth\u00e8se organique de performances, de chor\u00e9graphies et de diverses chansons. Une musique expressive accompagne l&rsquo;ensemble du film \u00ab\u00a0Hero\u00a0\u00bb.<br \/>\nAinsi, le cin\u00e9ma indien (1975-2018) contient les traditions les plus importantes de la culture indienne, en leur donnant des expressions individuelles originales et des interpr\u00e9tations modernes.<\/p>\n<p>Liste des r\u00e9f\u00e9rences :<\/p>\n<p>Bergen R. Kino : a guide to genres. &#8211; Moscou : Kladez-Books, 2012. &#8211; 160 \u0441.<br \/>\nBergen R. Kino : putevoditel&rsquo; po zhanram [Le cin\u00e9ma : un guide des genres]. &#8211; Moscou : Kladez&rsquo;-Buks, 2012. &#8211; 160 \u0440.<br \/>\nVillarejo E. Film. Th\u00e9orie et pratique. &#8211; Moscou : Centre humanitaire, 2015. &#8211; 228 \u0441.<br \/>\nVil&rsquo;yarekho E. Fil&rsquo;m. Teoriya i praktika [Film. Th\u00e9orie et pratique]. &#8211; Moscou : Centre humanitaire, 2015. &#8211; 228 p.<br \/>\nGarga B.D., Gargi Balwant. Cinema of India, per. s angl., &#8211; M., 1956.<br \/>\nGarga B.D., Gargi Balvant. Kino Indii [Cin\u00e9ma de l&rsquo;Inde]. &#8211; Moscou, 1956.<br \/>\nGray G. Kino : Anthropologie visuelle. &#8211; Moscou : Novoye literaturnoye obozrenie, 2014. &#8211; 208 \u0441.<br \/>\nGrei G. Kino : Vizual&rsquo;naya antropologiya [Cin\u00e9ma : Anthropologie visuelle]. &#8211; Moscou : New Literary Review, 2014. &#8211; 208 p.<br \/>\nZvegintseva I.A. Kino art of India. &#8211; Moscou : Znanie, 1986. &#8211; 48 \u0441.<br \/>\nZvegintseva I.A. Kinoiskusstvo Indii [Cin\u00e9ma de l&rsquo;Inde]. &#8211; Moscou : Knowledge, 1986. &#8211; 48 p.<br \/>\nHistoire du cin\u00e9ma indien : le d\u00e9but de l&rsquo;\u00e8re des stars \/\/ Indian Herald. -2009. &#8211; \u2116 10-11. &#8211; \u0421. 28-29.<br \/>\nIstoriya indiiskogo kino : nachalo epokhi zvezd [Histoire du cin\u00e9ma indien : le d\u00e9but de l&rsquo;\u00e8re des stars]. Indiiskii vestnik [Indian Herald]. -2009. &#8211; no. 10-11. &#8211; pp. 28-29.<br \/>\nHistoire du cin\u00e9ma indien : l&rsquo;\u00e8re du cin\u00e9ma sonore \/\/ Indian Herald. -2009. &#8211; \u21168-9. &#8211; \u0421. 28-29.<br \/>\nIstoriya indiiskogo kino : era zvukovogo kino [Histoire du cin\u00e9ma indien : l&rsquo;\u00e8re du cin\u00e9ma sonore]. Indiiskii vestnik [Indian Herald]. -2009. &#8211; no. 8-9. &#8211; pp. 28-29.<br \/>\nMalhotra B.M. Some of the dazzling stars of contemporary Indian cinema. \/\/ Inde. Perspectives. &#8211; 2002. &#8211; \u21167. &#8211; \u0421. 33-37.<br \/>\nMalkhotra B.M. Nekotorye iz oslepitel&rsquo;nykh zvezd sovremennogo indiiskogo kinematografa [Quelques-unes des stars \u00e9blouissantes du cin\u00e9ma indien moderne]. Indiya. Perspektivy [Inde. Perspectives]. &#8211; 2002. &#8211; no. 7 &#8211; pp. 33-37.<br \/>\nRaj Kapoor. Life and films \/ comp. R. Kapur-Nanda. &#8211; Moscou : Art, 1991. &#8211; 175 \u0441.<br \/>\nRadzh Kapur. Zhizn&rsquo; i fil&rsquo;my [Vie et cin\u00e9ma]. Compilateur R. Kapur-Nanda. &#8211; Moscou : Art, 1991. &#8211; 175 p.<br \/>\nFeroz Ranguwalla. Cin\u00e9ma de l&rsquo;Inde : Past and Present. Panorama du cin\u00e9ma indien \/ Edit\u00e9 par M.L. Salganik. &#8211; Moscou : \u00ab\u00a0Raduga, 1987. &#8211; 384 \u0441.<br \/>\nSalganik M.L. (ed.), Feroz Ranguvalla. Kino Indii : Proshloe i nastoyashchee. Panorama indiiskogo kino [Cin\u00e9ma de l&rsquo;Inde : pass\u00e9 et pr\u00e9sent. Panorama du cin\u00e9ma indien]. &#8211; Moscou : \u00ab\u00a0Raduga, 1987. &#8211; 384 p.<br \/>\nDonn\u00e9es sur l&rsquo;auteur :<br \/>\nJayasekera Santhi &#8211; PhD de l&rsquo;Institut de cin\u00e9matographie Gerasimov. (2015-2018)<br \/>\nORCID : 0000-0003-2440-5777<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Jayasekera Santhi , PhD, Professeur Doctorante de l&rsquo;Institut d&rsquo;\u00c9tat russe de cin\u00e9matographie S.A. 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